Selon plusieurs sources concordantes et à l’insu de l’opinion publique, il s’avère, en cette période de crise, que le stock d’urgence ne dépasserait pas, au plus tard, un mois de consommation, une donne qui fait craindre le pire en matière d’approvisionnement et de prix.
Couramment, ce stock est réservé, dans la majorité des pays, aux situations de crise comme celle traversée aujourd’hui, pour une durée allant de trois à six mois. Dans un pays où la seule raffinerie est déjà à l’arrêt, la question du délai d’un mois reste posée. Est-ce par souci d’économies, par manque d’anticipation ou par simple mauvaise gestion ?
Dans le cadre de cette guerre menée contre l’Iran, qui menace, au lendemain d’une attaque contre les installations gazières et pétrolières de ses voisins du Golfe, d’une riposte non proportionnelle sur des infrastructures énergétiques similaires aux siennes, laissant prévoir un assèchement des productions, le Maroc n’est-il pas menacé par une grave crise d’approvisionnement en pétrole et en gaz qui le plongerait dans l’inconnu ?
Car une politique de restrictions face à la pénurie ferait boule de neige, avec des conséquences irréparables pour l’économie, une inflation vertigineuse et un marché parallèle qui n’attend qu’une telle occasion pour s’enrichir de manière illégale et périlleuse.
En début de semaine, et à la seule annonce, la veille du lundi, d’une hausse des prix des carburants, le circuit des stations-service a connu un mouvement de colère des automobilistes, non pas tant pour cette augmentation importante, mais surtout pour l’absence de carburant, leurs propriétaires et gérants ayant préféré attendre le lendemain pour vendre plus cher. Une tendance annonciatrice de lendemains difficiles, avec la diminution d’un stock déjà fragile et la hausse continue des prix tant que la guerre durera dans le Golfe, avec moins de pétrole et de gaz.
Par Jalil Nouri



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