Le Maroc est en quarts de finale, mais sans avoir rassuré. Dimanche 4 janvier 2026 au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, les Lions de l’Atlas ont écarté la Tanzanie (1-0) grâce à un but de Brahim Díaz à la 64e minute, servi par Achraf Hakimi avant de conclure d’un angle fermé.
Cette qualification a toutefois été obtenue dans une ambiance lourde, marquée par le coup dur survenu avant même le coup d’envoi : Azzedine Ounahi, aperçu en béquilles, est forfait pour la suite du tournoi. Walid Regragui a expliqué qu’il souffrait d’une déchirure au mollet, avec une indisponibilité estimée entre six et huit semaines, reconnaissant que ce choc a pesé sur le groupe.
Sur le terrain, le constat est clair : le Maroc n’a pas affiché la maîtrise et l’autorité attendues d’un favori à domicile. Trop de déchets techniques, une première période jouée sur un faux rythme, et une domination stérile qui a laissé la Tanzanie croire au hold-up. Les visiteurs se sont même procuré de grosses situations, notamment par Simon Msuva et Feisal Salum, que le manque de justesse a empêchées de se transformer en punition. Le Maroc, lui, a vu un but annulé pour hors-jeu et a touché la barre sur coup franc par Hakimi, autant de signes d’un match qui pouvait basculer.
Après la délivrance signée Díaz, les Lions ont surtout géré : plus de contrôle, moins de folie, avec l’idée de sécuriser l’essentiel. Une victoire au pragmatisme, mais qui appelle une réaction dans le contenu si le Maroc veut aller au bout.
Car le prochain rendez-vous s’annonce autrement plus relevé et a déjà des allures de choc continental. En quart de finale, vendredi 9 janvier à Rabat (20h), le Maroc croisera le fer avec un Cameroun séduisant et en pleine confiance, tombeur de l’Afrique du Sud (2-1) au terme d’un match abouti dans le jeu comme dans l’intensité. Les Lions Indomptables ont impressionné par leur cohérence collective, leur capacité à presser haut, à se projeter rapidement vers l’avant et à varier leurs animations offensives sans perdre l’équilibre défensif.
Au-delà du résultat, c’est la qualité du contenu camerounais qui interpelle : un milieu solide, des couloirs dynamiques, une agressivité maîtrisée et une efficacité dans les zones clés. Face à un tel adversaire, le Maroc ne pourra plus se contenter de gestion et de pragmatisme. La qualification se jouera autant dans les têtes que dans le rythme imposé, la fluidité du jeu et la capacité à afficher une véritable puissance collective. À ce stade de la compétition, seule une prestation pleine et aboutie permettra aux Lions de l’Atlas de répondre au défi camerounais.



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