L’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient, intervenue la nuit dernière, bien que fragile, pourrait redonner un peu d’espoir aux professionnels du tourisme, qui s’attendaient à une année difficile, voire à une crise comparable à celle de la première guerre du Golfe.
Cette trêve provisoire de 15 jours, annoncée par le président américain Donald Trump, qui avait pourtant menacé d’un effondrement total de l’Iran en cas d’absence d’accord sur l’ouverture du détroit d’Ormuz, marque un revirement notable. Ce changement de position serait intervenu grâce à une médiation du Pakistan et à un rôle dissuasif joué par la Chine auprès de l’Iran. Dès ce vendredi, des pourparlers directs devraient reprendre entre Américains et Iraniens au Pakistan, qui s’impose désormais comme un acteur central dans la recherche d’une issue pacifique au conflit.
Pour l’économie marocaine en général, et le secteur du tourisme en particulier, cette accalmie pourrait éclaircir les perspectives et éloigner le spectre d’une crise profonde, dont les premiers signes commençaient déjà à se faire sentir dans les principales destinations touristiques du Royaume.
Les professionnels du secteur, qui avaient malgré les turbulences récentes accueilli positivement le chiffre de plus de 4 millions de visiteurs étrangers après les 20 millions enregistrés l’an passé, pourraient ainsi retrouver un certain optimisme si la stabilité se confirme à l’horizon 2026. Il faut dire que le Maroc bénéficiait déjà d’un afflux de touristes ayant fui les tensions au Moyen-Orient, attirés par une destination jugée à la fois sûre et attrayante.
Reste désormais à espérer que ces discussions aboutiront à une désescalade durable, permettant notamment la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz. Une telle évolution serait de nature à apaiser la crise mondiale du pétrole et ses lourdes répercussions économiques, tout en offrant aux pays du Golfe un répit attendu et une stabilité retrouvée.












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