Le Royaume du Maroc consolide de plus en plus son statut d’allié numéro un des États-Unis en Afrique et restera, dans les prochaines années, normalement le seul à bénéficier de cette position que l’Algérie chercherait à lui contester à travers ses concessions dans le dossier du Sahara. Reste que Washington mise prioritairement sur son partenariat avec Rabat pour asseoir sa présence sur le continent africain, sans recourir à d’autres acteurs jugés moins fiables.
D’abord en raison de sa position stratégique, véritable porte d’entrée vers l’Afrique par le nord et l’Atlantique, et vers l’Europe par le sud et le flanc méditerranéen. Au-delà de ce contexte géostratégique, il y a des relations particulières et anciennes avec le Royaume, qui remontent à près de deux siècles et demi, sans la moindre ombre majeure au tableau.
Sur le plan de la coopération militaire, celle-ci se traduit par des échanges réguliers et par un volume d’armement américain en constante augmentation, destiné à renforcer les capacités des Forces armées royales. On peut citer, à titre symbolique, la tenue récurrente de l’exercice conjoint African Lion, ainsi que d’autres manœuvres d’envergure.
Les avancées significatives du Royaume en matière sécuritaire sont également suivies de près à Washington et valorisées à travers des échanges soutenus, comme en témoigne la visite d’une délégation du FBI au Maroc lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Dans la lutte antiterroriste mondiale, les services de sécurité américains considèrent de longue date le Maroc comme un partenaire particulièrement efficace.
Enfin, les États-Unis gardent un œil attentif sur le Sahara marocain, où d’importants investissements pourraient voir le jour une fois le processus d’autonomie consolidé et un climat de paix durable instauré en Afrique du Nord, dans un contexte garantissant la stabilité et la sécurité du Royaume.
Par Jalil Nouri










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