En réunissant tôt son bureau politique mercredi dernier pour avancer dans la préparation des élections de septembre 2026, le Parti Authenticité et Modernité a voulu être parmi les premières formations à présenter les grands axes de la stratégie qu’il entend mener, avec un objectif clair : déloger Akhannouch, prendre les clés de la primature et réduire l’importance électorale de son parti, le RNI.
Il est de notoriété publique que le parti du tracteur ne compte rien lâcher dans sa montée en puissance et reste déterminé à devenir la première force politique du pays.
Pour y parvenir, sa direction et son bureau politique misent sur deux conditions principales : d’abord, un taux de participation nettement plus élevé, ensuite une implication accrue des jeunes électeurs, encouragée par la promesse du retour du quota des jeunes au Parlement afin de les inciter à se rendre aux urnes. Le congrès national des jeunes du parti, prévu en septembre, devrait détailler ce plan.
Par ailleurs, et conformément aux orientations royales, le PAM annonce préparer des mesures visant à réduire les disparités territoriales en matière d’infrastructures, de santé et de scolarité. Il entend également poursuivre – et s’en félicite – les réformes engagées par l’actuel gouvernement, sans pour autant tirer la couverture sur ses propres ministres qui y participent.
Quant au climat au sein de la majorité, marqué par des relations qui se distendent à l’approche des élections et des divergences vite étouffées, la réunion du bureau politique du PAM a choisi de ne pas l’évoquer dans son communiqué officiel, même si le sujet n’a pas manqué d’être abordé en aparté.
Par Jalil Nouri