Au sein du parti du tracteur, le PAM, il semble que l’on ait poussé un ouf de soulagement après le départ d’Aziz Akhanouch de la formation du RNI. Direction, bureau politique et bases du PAM semblent en effet convaincus que l’horizon devient plus dégagé et qu’avec ce départ, le parti d’Akhanouch perd son principal appui et puissant métronome.
De ce fait, le Tracteur croit fermement que, s’il s’y prépare bien et revoit certains mécanismes électoraux en son sein, avec la présentation de nouveaux visages, surtout jeunes, bien formés et communicants, il peut réaliser les meilleurs scores en septembre prochain. Cet optimisme de plus en plus partagé n’est pas seulement l’apanage de sa direction, mais également des autres formations qui iront à la bataille et qui se préparent, elles aussi, déjà à un raz-de-marée en faveur du PAM, après avoir conclu que le RNI ne se relèvera pas du départ de sa dynamo et de son maître à penser et décider, difficile à remplacer, qui laissera une formation orpheline et désorientée.
Mais le PAM se doit de renoncer à cet excès d’optimisme et de se voir plus beau qu’il n’est, car tout ne va pas pour le mieux et son image est sérieusement abîmée auprès des électeurs. Il doit aussi se préparer à la rude concurrence des jeunes étiquetés « indépendants », donnés pour jouer les trouble-fêtes et renvoyer les partis traditionnels à leurs classiques. Ce sera incontestablement le troisième danger pour le PAM en cas d’élections serrées, car l’Istiqlal, à son tour, avec un Nizar Baraka en mode turbo à la manœuvre, n’est pas prêt de brader sa place et entend garder un rôle d’arbitrage.
Les prochains mois devraient voir le ciel s’éclaircir dans cette météo politique plus incertaine que jamais.
Par Jalil Nouri










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