Sortie remarquée, ce jeudi, à l’issue du Conseil de gouvernement hebdomadaire, de Faouzi Lakjâa, ministre délégué chargé du Budget, venu faire le point sur les subventions de l’État en pleine tourmente de la crise énergétique internationale et des interrogations qu’elle suscite.
La question qui revient le plus souvent est celle relative aux soutiens apportés par l’État, qui, pour la plupart, ne répondent pas toujours aux attentes des citoyens. D’emblée, le ministre, qui cette fois-ci ne porte pas sa casquette de patron du football national, évoque le soutien accordé aux citoyens au niveau du gaz butane, qui bénéficie d’une compensation du prix de la bonbonne de 12 kg, fixé à 30 dirhams avant la crise.
Cette compensation atteint désormais, pour le seul gaz, 78 dirhams, couverts par une enveloppe globale de 600 millions de dirhams, sans que l’on sache de quoi demain sera fait face à la vague de hausse des cours internationaux. Mais le gouvernement restera résolu à continuer à soutenir les prix. Cette maigre consolation ne cache pas, pour autant, d’autres inquiétudes.
Sur le carburant notamment et ses deux hausses successives, que Lakjâa n’abordera pas dans sa sortie, au cours de laquelle il soulignera que ces hausses des subventions, hors électricité dont les tarifs ne bougeront pas, seront soutenues par une enveloppe de 400 millions de dirhams afin de préserver l’activité des entreprises et le quotidien des ménages.
Mais concernant ce volet, il tient à préciser que seuls les transporteurs de biens et de personnes bénéficient, depuis le 15 mars et jusqu’au 15 avril, d’une aide de l’ordre de 3 dirhams par litre, pour un montant global de 648 millions de dirhams, avec possibilité de reconduction en cas de poursuite de la crise. Cette mesure reste insuffisante pour les professionnels, malgré cet effort de l’État déjà chiffré à 1,6 milliard de dirhams en un mois de guerre.
Par Jalil Nouri












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