Très attendu, le mémorandum présenté par le parti islamiste du PJD, au milieu de ceux des autres formations qui ont jusqu’à demain pour les adresser au ministère de l’Intérieur, s’est distingué par la singularité de ses propositions portées par la direction de Benkirane.
Son état-major en a dévoilé hier les grandes lignes lors d’une conférence de presse. En attendant de voir si ces demandes seront retenues en partie ou dans leur totalité – ce qui semble peu probable –, le parti met en avant, avant tout, la nécessité d’une transparence absolue des élections. Pour ce faire, il préconise l’implication de juges indépendants et apolitiques dans l’organisation et la supervision du scrutin prévu en septembre 2026. À ce jour, le PJD est le seul à avoir formulé une telle proposition.
Parmi les autres attentes, on relève la volonté d’un contrôle accru et exemplaire du financement des campagnes électorales et de l’argent illégal, ainsi que l’interdiction de toute opération d’aide sociale en lien direct avec les élections, que ce soit avant, pendant ou après le scrutin. Le parti plaide également pour un meilleur filtrage des candidatures.
Autre point intéressant, partagé avec d’autres formations politiques : le rétablissement de la liste dédiée aux jeunes candidats, appliquée par le passé puis supprimée.
Enfin, outre le souhait de voir le ministère de l’Intérieur davantage en phase avec la réalité du terrain, le PJD ne s’oppose pas à la généralisation de l’utilisation de la carte nationale comme unique document pour voter, en se basant sur la base de données de la CIN, jugée comme l’outil le plus fiable pour sécuriser et simplifier le processus électoral.
Reste désormais à savoir si le ministère de l’Intérieur accédera à ces demandes.
Par Jalil Nouri
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