Le mouvement séparatiste du Polisario a fini par se rendre à l’évidence et reconnaître sa défaite pour mieux se préparer à l’avenir et à une reconversion toujours conditionnée.
Son négociateur en chef, faisant accessoirement office de représentant diplomatique, a reconnu officiellement que le mouvement avait supprimé officiellement de son vocabulaire le terme « Indépendance », sa principale revendication et slogan commercial.
L’aveu montre à souhait la déliquescence du séparatisme sahraoui et la perte définitive du terrain, en prévision de cette fin de partie dans le dossier du Sahara, pour lequel les négociations initiées par les États-Unis sont sur le bouton « pause », en attendant le règlement de la guerre du Moyen-Orient, mais pas pour plus que quelques jours encore.
Ce mea culpa a précédé de quelques heures la double victoire du Maroc, enregistrée ce vendredi, par un changement radical du Mali, son ancien partenaire et pays voisin de l’Algérie, avec laquelle il est en conflit aujourd’hui, avec une tension aux frontières. Bamako a en effet montré sa préférence et son soutien pour l’autonomie au Sahara, ainsi que la justesse de la cause marocaine, en recevant le chef de la diplomatie, Bourita, diplomatie qui se voit aujourd’hui renforcée par une reconnaissance de poids d’un pays anciennement hostile et allié d’une junte algérienne en pleine déconfiture.
Il faut également noter qu’avec ce virage, le Mali, fort de son statut de leader de l’Alliance des États du Sahel, pourrait entraîner dans son ralliement au Maroc les autres membres de son bloc, pour reconfigurer totalement leurs positions.
Par Jalil Nouri












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