Mettant à exécution les menaces du président américain de renforcer encore davantage les contrôles aux frontières, parallèlement aux expulsions massives et forcées de millions d’étrangers, son administration redouble d’efforts pour instaurer un système de sélection encore plus drastique, aussi bien que dans le passé lointain que récent, concernant l’attribution des visas.
Une circulaire du nouveau chef de la diplomatie américaine, le secrétaire d’État Marco Rubio, a enjoint à toutes les ambassades des États-Unis à travers le monde de recourir, en plus des critères administratifs habituels, à un système de tracking ou de pistage des demandeurs de visa sur les réseaux sociaux, afin de détecter d’éventuelles opinions hostiles à la politique des États-Unis — notamment en lien avec le Proche-Orient, Israël, ou certains pays arabes.
Le pire est à craindre pour un individu ayant utilisé le terme « Hamas » sur son téléphone ou ses réseaux sociaux, comme cela a été le cas pour de nombreux étudiants arabes qui, après avoir partagé leurs opinions, ont été expulsés de leurs universités et du territoire américain. Ces jeunes ont vu leur avenir compromis du jour au lendemain et ont été sommés de quitter les États-Unis sur-le-champ.
Il est donc vivement recommandé aux futurs demandeurs de visa pour les États-Unis de « nettoyer » tous leurs moyens de communication écrite, audio et vidéo de toute allusion politique ou référence à la cause palestinienne, ou de toute critique négative de la politique de Donald Trump. Ce conseil doit être suivi scrupuleusement, car le dispositif de tracking est déjà opérationnel dans les ambassades, et les demandes sont passées au crible par un personnel spécialement formé au filtrage de toutes les requêtes de visa.
Par Jalil Nouri
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