Selon les données du baromètre officiel Eurostat sur l’obtention de la double nationalité sur le territoire européen, les Marocains se sont classés deuxièmes en 2024, une année marquée par une hausse de plus de 11 % du nombre total de naturalisations accordées.
À l’échelle mondiale, l’étude précise que les Marocains ayant acquis une double nationalité ont atteint le nombre de 97.000 au cours de la même année, se positionnant juste derrière les Syriens, avec 110.000 bénéficiaires, en raison de la guerre qui a bouleversé leur pays. Ces deux communautés ont la particularité de se concentrer majoritairement dans un pays du sud de l’Europe, à savoir l’Espagne, dont la politique migratoire demeure parmi les plus souples et l’image d’accueil largement reconnue.
Ces chiffres éloquents illustrent le niveau d’intégration des Marocains dans les pays d’accueil, où ils jouissent d’une image de travailleurs sérieux et disciplinés, capables d’apprendre rapidement la langue locale et de pratiquer leur religion avec respect et tolérance. Cela, malgré un contexte parfois marqué par la montée de mouvements d’extrême droite qui compliquent leur quotidien pour des raisons politiques internes.
Toutefois, l’augmentation du nombre de bénéficiaires de la double nationalité, souvent motivée par la recherche d’une vie meilleure ou par le souhait d’éviter certaines contraintes administratives, ne signifie pas une rupture avec le pays d’origine.
La protection sociale et les systèmes de retraite constituent également des facteurs déterminants dans ce choix pour les nouvelles générations. Ce parcours reste néanmoins accompagné d’un attachement durable à la religion musulmane, à la culture d’origine et aux liens familiaux avec le Maroc. Cependant, chez les plus jeunes, cette relation devient parfois plus distante, notamment avec la diversification des destinations de vacances, au détriment des traditionnels séjours estivaux au pays.
Par Jalil Nouri











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