Il aura suffi qu’un site d’information évoque la possibilité d’un retour du conseiller royal Fouad El Himma au sein du parti du PAM pour que l’ensemble de la classe politique commence à revoir ses stratégies à la lumière de ce possible bouleversement, aussi redouté que commenté.
Notre article publié hier sur ce sujet a suscité une avalanche de réactions. La plupart des commentaires estiment que cette hypothèse pourrait constituer une opportunité pour le Parti Authenticité et Modernité.
Certains avancent l’idée que l’ancien fondateur reviendrait avant tout pour remettre de l’ordre dans une formation qu’il avait conçue à l’origine comme un projet politique structurant et exemplaire. Selon cette lecture, le PAM aurait, après son départ, souffert de problèmes de gouvernance et de recrutements controversés qui auraient fini par fragiliser son image et ralentir sa progression sur l’échiquier politique.
Dans ce contexte, un retour de Fouad El Himma serait perçu par certains observateurs comme la volonté de reprendre en main ce qu’ils considèrent comme son « patrimoine politique », afin de lui redonner une direction claire et un leadership plus solide. L’objectif serait alors de recentrer le parti autour de ses valeurs fondatrices, d’écarter les éléments jugés nuisibles et de restaurer l’idée d’une formation capable de devenir une véritable école politique et une pépinière de cadres.
Il va sans dire que cette éventualité, aujourd’hui largement commentée dans les médias et les cercles politiques, a provoqué de nombreuses interrogations, notamment au sein du PJD, qui espérait revenir en force lors des prochaines échéances électorales.
Si ce scénario venait à se confirmer dans les prochains jours, le possible retour d’El Himma continuerait d’alimenter analyses et spéculations, au point de reléguer momentanément au second plan d’autres dossiers internationaux majeurs, dont la crise qui oppose actuellement les États-Unis, Israël et plusieurs acteurs régionaux à l’Iran.
Par Jalil Nouri



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