Ce dimanche 6 avril à deux heures du matin, les Marocains devront avancer leurs montres d’une heure, conformément au décret gouvernemental n° 2.18.855, réinstaurant l’heure d’été permanente (GMT+1) dans tout le Royaume. Une opération désormais routinière, mais qui continue de susciter une forte opposition au sein de la population, lassée de ce système jugé contre-productif.
Depuis 2018, le Maroc a choisi de stabiliser son heure légale sur GMT+1, à l’exception du mois sacré de ramadan, où un retour temporaire à GMT est prévu pour faciliter les horaires de jeûne. C’est ainsi qu’à la fin février, le Royaume avait temporairement retardé ses montres d’une heure, avant de repasser cette nuit à GMT+1.
Mais si l’objectif affiché du gouvernement est de garantir une meilleure coordination avec les marchés internationaux et de réduire les changements d’heure à répétition, une large frange de la population rejette ce choix.
Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer les effets négatifs de cette heure avancée sur la santé, le rythme biologique, et surtout la vie quotidienne des citoyens, notamment les écoliers, les fonctionnaires et les travailleurs qui doivent commencer leur journée à des heures encore nocturnes.
Parents d’élèves, enseignants, employés et étudiants pointent du doigt des fatigues chroniques, une baisse de concentration, et une inadaptation flagrante aux réalités sociales et climatiques du pays. Le sujet est devenu si sensible que des pétitions citoyennes ont été adressées au souverain Mohammed VI, lui demandant d’intervenir personnellement pour mettre fin à ce changement d’heure controversé, au nom de la stabilité sociale et du bien-être des Marocains
Certes, les partisans du maintien à GMT+1 mettent en avant une meilleure gestion des heures de travail, en phase avec l’Europe, et des gains en matière d’énergie (bien que ceux-ci restent discutés). Mais ces avantages macroéconomiques peinent à convaincre face au ressenti quotidien des citoyens, pour qui cette mesure est synonyme de déséquilibre, voire de stress accru.
Il est donc légitime de s’interroger : pourquoi continuer à imposer une mesure qui va à l’encontre du souhait majoritaire de la population ? Le débat est plus que jamais relancé, et la demande d’une réforme ou d’un retour définitif à GMT s’impose comme une exigence populaire, portée avec insistance.
On s’en moque du souhait de la population.
il est temps que le gouvernement marocain écoute sa population plutôt que les pressions externes. Une nation ne se construit pas en contraignant ses citoyens à vivre contre leur propre rythme, mais en garantissant leur épanouissement. Le retour définitif à l’heure GMT serait un acte fort, symbolisant un engagement authentique envers le bien-être du peuple – fondement ultime de toute prospérité économique véritable.
Nous sommes je crois le seul pays au monde à changer autant de fois d’horaire au point de détraquer notre horloge biologique ! Le plus simple, c’est de rester à GMT toute l’année y compris pendant les mois de ramadan !
Une décision arbitraire qui fait souffrir la majorité des marocains, petits et grands Elle porte atteinte à un droit fondamental, le droit à la santé. Nombreux sont les pays développés ou en voie de développement qui ne changent jamais l’heure. Un appel est lancé aux gouvernement de revoir cette décision qui perturbe profondément tout un pays…..