Il s’agit incontestablement de la meilleure nouvelle parvenue depuis l’arrivée du nouveau directeur du Centre Cinématographique Marocain, qui a préféré réserver la primeur de cette annonce au Festival du film de Berlin, avant d’en dévoiler les détails à Rabat.
La stratégie adoptée vise à ouvrir la voie à des projets de coproduction et à des partenariats internationaux pour la réalisation de films consacrés à la riche histoire du Maroc, un patrimoine qui méritait, depuis des décennies, un tel intérêt. D’autant plus que le pays dispose de talents reconnus en écriture scénaristique, de techniciens qualifiés et de décors naturels d’une rare beauté.
Présentées lors de ce festival, qui s’est achevé récemment sur des notes positives saluant la diversité et la qualité du cinéma marocain ainsi que son potentiel, ces perspectives viennent renforcer le rôle du CCM en tant que moteur de la production de longs-métrages consacrés à ce thème inépuisable qu’est l’histoire du Royaume. Des œuvres de cette envergure pourraient inévitablement bénéficier d’un retentissement international.
Reste toutefois à surmonter l’obstacle du financement. Encore faudra-t-il que le ministère de tutelle et les investisseurs privés marocains adhèrent pleinement à ce projet ambitieux, susceptible d’enrichir la physionomie du cinéma national à travers des productions d’envergure, à l’image de certaines expériences réussies dans des pays arabes, dont les films ont connu un large succès populaire au-delà de leurs frontières, traduisant la vitalité de leur septième art.
Il conviendra également de veiller à ce que les projets soient conduits dans la plus grande transparence, avec une gestion irréprochable et une supervision rigoureuse.
Cette orientation stratégique constitue sans conteste une excellente initiative, à condition que des projets concrets et ambitieux soient rapidement mis sur les rails, avant que l’élan ne s’essouffle comme ce fut le cas pour d’autres initiatives reléguées aujourd’hui aux oubliettes.
Par Jalil Nouri










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