Une initiative relayée sur les réseaux sociaux insiste en urgence sur une mobilisation nationale pour vivre, un jour durant le Ramadan, une journée morte sans télés publiques.
Le projet a été lancé par une association nouvelle en voie d’officialisation pour la défense des droits du téléspectateur, à l’image de celles du consommateur.
Partant de l’exemple de ces dernières qui viennent de voir le gouvernement leur accorder une enveloppe budgétaire importante pour leurs activités, celle des droits du téléspectateur s’inscrit dans un combat pour la dignité et le respect du public.
Il fait naturellement comprendre que cette démarche vient comme une condamnation et le rejet des habituelles médiocrités offertes annuellement aux téléspectateurs pendant le mois sacré du Ramadan, une période où la télévision bat tous ses records d’audience. Non pas pour la qualité de l’offre télévisuelle proposée mais pour une question d’habitude de leur consacrer distraitement quelques minutes pendant les repas.
Cette annonce survient donc en plein pic de mécontentement, encore une fois, sur les programmes présentés sur les chaînes publiques 2M et Al Oula ainsi que les autres canaux de ce pôle qui, comme à leur habitude, ont fait l’unanimité contre eux pour la médiocrité, parfois la vulgarité des contenus indigestes financés par les citoyens.
Depuis plusieurs années, les chaînes publiques ne se sentent pas concernées par les remarques et les critiques qui leur sont adressées en chaîne, s’estimant ne pas avoir de comptes à rendre et poursuivant au contraire leur politique de dédain et de mépris du téléspectateur en jetant l’argent avec complaisance par leurs fenêtres.
Cette association, qui se présente comme accomplissant un devoir civique, compte aller jusqu’au Parlement pour qu’un débat national s’instaure enfin sur le sujet.
Par Jalil Nouri











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