Le Maroc a terminé son rassemblement de mars sur une note plus convaincante. Après le nul frustrant concédé face à l’Équateur quelques jours plus tôt, les Lions de l’Atlas ont cette fois trouvé la bonne carburation en dominant le Paraguay (2-1), mardi 31 mars à Lens, dans ce qui ressemblait à une répétition générale avant la Coupe du monde 2026. Ce deuxième test permet surtout à Mohamed Ouahbi de signer une première victoire à la tête de la sélection, quelques semaines seulement après sa nomination pour succéder à Walid Regragui.
Attendu au tournant, le nouveau sélectionneur n’a pas hésité à bouleverser ses certitudes. Pas moins de sept changements ont été opérés dans le onze de départ, avec notamment le retour d’un véritable numéro 9 en la personne de Soufiane Rahimi, mais aussi la titularisation de jeunes profils comme Gessime Yassine, ainsi que celle de Redouane Halhal et Anas Salah-Eddine. À l’inverse, plusieurs cadres ont été laissés sur le banc, un pari risqué mais assumé.
La première période, dominée dans le jeu par les Marocains, s’est toutefois soldée par un score vierge. Malgré une possession maîtrisée, les Lions ont manqué de tranchant dans le dernier geste, tandis que le Paraguay a su exploiter les espaces, obligeant Yassine Bounou à intervenir avec autorité à plusieurs reprises.
Le déclic est venu dès le retour des vestiaires. Plus incisifs, plus directs, les hommes d’Ouahbi ont accéléré le tempo. Bilal El Khannouss a ouvert la marque sur un service précis d’Achraf Hakimi (47e), avant que la même connexion ne fasse à nouveau la différence quelques minutes plus tard, cette fois avec une action initiée par Gessime Yassine et conclue par Neil El Aynaoui (54e).
La réduction du score paraguayenne en fin de match n’a pas remis en cause la supériorité marocaine, mais elle a rappelé que les ajustements restent nécessaires. Les entrées de Brahim Diaz, Ayoub El Kaabi et Zakaria El Ouahdi ont apporté de la fraîcheur, sans toutefois empêcher un relâchement en toute fin de rencontre.
Au-delà du résultat, ce succès valide les premiers choix de Ouahbi et confirme la montée en puissance d’un groupe en pleine recomposition. Mais il ouvre aussi un chantier délicat : celui de la hiérarchie. Entre cadres confirmés, jeunes ambitieux et nouvelles options testées, le sélectionneur devra trancher dans le vif pour bâtir le onze qui représentera le Maroc au Mondial 2026.
Placés dans un groupe relevé avec le Brésil, l’Écosse et Haïti, les Lions de l’Atlas savent que le temps des expérimentations touche à sa fin. À l’approche de ce rendez-vous planétaire, une certitude s’impose : la richesse de l’effectif marocain est une force… mais elle promet aussi des choix cornéliens pour Ouahbi.












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