La peur et la crainte de représailles se sont emparées ces dernières heures de nombreux Marocains établis au Sénégal, après la décision retirant la Coupe d’Afrique à ce pays pour l’attribuer au Maroc en raison du retrait des joueurs sénégalais du match de finale.
L’ambassadeur du Royaume dans ce pays a vite pris les devants en alertant les ressortissants marocains contre d’éventuels comportements inamicaux, pour ne pas dire des agressions, comme celles visant des étudiants au lendemain de cette finale.
La tension avait alors atteint son paroxysme, poussant nos compatriotes à se barricader dans leurs domiciles, en se faisant approvisionner par cette même ambassade, et ce pendant plusieurs jours, avant un retour à un calme fragile jusqu’à hier mardi dans la soirée, lorsque les premiers signes d’une colère et d’une possible vengeance anti-marocaine se sont fait sentir, annonçant une vague de représailles contre la communauté marocaine vivant et travaillant avec discipline dans un pays considéré comme frère et accueillant.
Cette tension est également perceptible parmi la communauté sénégalaise au Maroc, déjà remontée contre la justice du pays pour les condamnations prononcées à l’encontre de supporters sénégalais pour les incidents et les dégâts causés lors de la finale du 18 janvier dernier au stade Moulay Abdellah à Rabat, leur procès étant au stade de l’appel.
La pilule amère de ce mardi ne sera pas avalée de sitôt par le gouvernement et le football sénégalais, qui ont décidé de saisir, dans un ultime espoir de conserver le titre, le Tribunal arbitral du sport, une structure juridique indépendante. Mais les jeux semblent désormais faits, le dossier du Maroc apparaissant solide et difficilement contestable.












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