La cour d’appel de Taza a rendu son verdict dans l’affaire d’Imane, un dossier qui avait profondément ému l’opinion publique marocaine et ravivé le débat sur les violences faites aux femmes. L’ex-mari de la victime a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour une agression d’une rare brutalité commise en septembre 2025.
La chambre criminelle l’a reconnu coupable de viol, séquestration et coups et blessures graves à l’aide d’une arme blanche. En plus de la peine de prison, le tribunal a également ordonné au condamné de prendre en charge l’ensemble des frais de justice. Bien que la victime ait finalement retiré sa constitution de partie civile, la sévérité de la décision judiciaire reflète la gravité des faits et le passé judiciaire de l’accusé.
Les faits remontent au 23 septembre 2025, lorsque l’agresseur s’en est violemment pris à son ex-épouse en pleine rue. Dans un accès de violence extrême, il lui a infligé de profondes entailles au visage à l’aide d’une arme blanche. La victime avait dû subir une intervention médicale d’urgence nécessitant plus de 130 points de suture.
La diffusion rapide d’images de l’agression sur les réseaux sociaux avait suscité une vague d’indignation à travers le pays. Ce drame personnel s’était alors transformé en affaire nationale, interpellant la société sur la protection des femmes face aux violences conjugales et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention.
À l’issue du procès, Imane a exprimé un certain soulagement. « Je suis satisfaite de la décision et ma santé mentale commence à s’améliorer », a-t-elle déclaré.
Aujourd’hui, la jeune femme poursuit un long processus de reconstruction. Elle bénéficie d’un traitement spécialisé de chirurgie réparatrice dans une clinique à Rabat, pris en charge par l’Union nationale des femmes marocaines, conformément aux instructions de la princesse Lalla Meryem. Ce programme inclut également un accompagnement psychologique et social via la plateforme « Kolonamaak », afin de l’aider à retrouver une stabilité personnelle et une insertion économique durable.











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