Dimanche 22 février 2026, Madrid a affiché un message de continuité et de confiance à l’égard de Rabat. Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a qualifié la relation entre le Maroc et l’Espagne de l’une des « plus solides au monde », estimant que le partenariat bilatéral traverse aujourd’hui sa « meilleure séquence historique ».
Au-delà de la formule, l’argumentaire se veut factuel. Le responsable espagnol met en avant l’essor des échanges économiques, soulignant un niveau record du commerce bilatéral, présenté comme un marqueur tangible d’une dynamique de confiance entre les deux rives. Dans le même temps, la coopération sécuritaire est décrite comme « exemplaire » sur les volets policier et judiciaire, un dispositif jugé déterminant pour le traitement des réseaux criminels et la gestion des flux de migration irrégulière, dossier ultrasensible pour les deux capitales.
Le calendrier des grands événements joue aussi un rôle d’accélérateur. La co-organisation de la Coupe du monde 2030 par le Maroc, l’Espagne et le Portugal est présentée comme une “grande rampe” de rapprochement régional, avec des retombées attendues sur les infrastructures, la mobilité et la coopération économique.
Enfin, la dimension culturelle est mobilisée comme un ciment de long terme. Madrid rappelle la densité des échanges humains et la place particulière du réseau de l’Institut Cervantès au Maroc, signe d’une relation qui dépasse la seule conjoncture politique.
Dans un contexte méditerranéen traversé par des tensions et des recompositions, cette séquence maroco-espagnole est revendiquée comme un modèle de voisinage stratégique : pragmatique, multidimensionnel et arrimé à des intérêts partagés.










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