Après un match presque parfait contre le Nigeria, les planètes s’alignent pour nos Lions et pour Walid, qui veut remporter la CAN pour définitivement faire taire ses détracteurs.
La tension monte avant ce choc entre nos Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga. On va assister à un duel entre la défense du Maroc, la meilleure du tournoi pour le moment, et la redoutable équipe du Sénégal, un exemple de solidité et d’explosivité.
Hormis un certain enjeu personnel pour Walid Regragui, qui aimerait bien faire taire ses détracteurs, on souhaite de tout cœur pour le coach national qu’il puisse remporter ce challenge, car le plus important est de remporter cette Coupe que tout le pays attend.
Oui, les médias s’affolent, les réseaux sociaux bouillonnent et sèment les doutes quant aux choix du coach national, mais Walid Regragui a déjà tant donné en hissant l’équipe du Maroc vers des rivages et des sommets inaccessibles autrefois.
Honnêtement, pour ce choc de dimanche soir, il y aura du lourd des deux côtés : Sadio Mané, Lamine Ndiaye, Pape Seck, et Hakimi, Mazraoui, Aynaoui, Díaz, Kaabi pour les nôtres.
Si les Lions de l’Atlas ont parfaitement réussi à faire déjouer le Cameroun en quarts, puisque les Lions indomptables n’ont jamais pu développer leur jeu face au Maroc, ils ont littéralement neutralisé les redoutables attaquants nigérians, les privant de ballons.
Et pour réussir le même pari face aux Sénégalais, Walid va certainement concocter un plan pour gagner la bataille du milieu de terrain, sachant qu’il faudra faire très attention aux ballons en profondeur que nos adversaires jouent très rapidement vers la surface de réparation.
En effet, les Sénégalais, très habiles techniquement et costauds sur le plan physique, se projettent à grande vitesse vers l’avant, en direction de leurs pièces maîtresses, et c’est cela leur atout majeur.
Pour vaincre et remporter cette finale, il faudra absolument éviter les déchets techniques, les pertes de balles et le manque de concentration sur les contre-attaques des Sénégalais, qui seront très dangereux.
La moindre erreur pourrait coûter très cher et s’avérer fatale face à une équipe du Sénégal qui va, en outre, nous imposer un combat physique avec les gabarits athlétiques imposants de ses joueurs.
Oui, il faut s’attendre et se préparer à une explication très coriace, et il faudra être solide sur les plans physique, tactique et mental.
Dans cette compétition, on a bien vu qu’il n’y a aucune logique dans le football africain, puisque le Nigeria a terrassé l’Algérie, qui avait surclassé la RDC, qui elle-même avait éliminé les Green Eagles à Rabat il y a deux mois lors des barrages africains de la World Cup 2026.
Finalement, nous assistons à une édition exceptionnelle avec cette CAN qui bat tous les records.
Pour ne citer que les demi-finales, pour la première fois depuis 1965, quatre entraîneurs africains ont réussi à hisser leur pays dans le dernier carré.
Un dernier carré avec pas moins de cinq Ballons d’or : Achraf Hakimi, Salah, Sadio Mané, Lookman et Osimhen.
Alors, faites vos jeux, mesdames et messieurs : Brahim Díaz va-t-il inscrire son sixième but ce dimanche soir ?
La joie et la liesse vont-elles s’emparer des villes et campagnes du Royaume aux environs de minuit ?
Allons-nous retrouver l’Égypte ou le Sénégal en finale ?
En attendant, la tension va encore monter et le public aura le souffle coupé jusqu’au coup de sifflet final.
Car, mettons-nous bien d’accord, il n’est absolument pas question pour nos Lions de passer à côté de cette finale à domicile et de se contenter d’un lot de consolation.
On ne s’en rend pas vraiment compte, mais jamais l’équipe du Maroc n’a été aussi forte, encore plus forte et impressionnante que lors de la Coupe du monde au Qatar.
Après un premier tour poussif et assez laborieux, nos Lions s’étaient rassurés face au Cameroun en quarts de finale, puis sont carrément montés en puissance contre le Nigeria.
La loterie des tirs au but a fort heureusement souri aux nôtres, car honnêtement, jamais l’équipe du Maroc n’aurait dû perdre tant sa maîtrise a été presque parfaite tout au long de cette demi-finale.
Oui, vu comment l’équipe du Nigeria a été neutralisée et muselée, une défaite face aux Green Eagles aurait été un flagrant hold-up !
La symphonie aurait pu être parfaite si les coups francs avaient été joués plus intelligemment, si nos joueurs avaient tenté leur chance de loin plus souvent et si davantage de joueurs avaient été projetés dans le carré adverse en phase offensive.
Mais on ne refait jamais un match, et surtout pas avec des « si », car on ne peut pas à la fois barricader la défense et le milieu pour étouffer les Nigérians et les priver de ballons, et en même temps se projeter en surnombre vers le but adverse.
Neil El Aynaoui XXL !
Véritable révélation de cette CAN, Neil El Aynaoui a surclassé adversaires et partenaires, et le pire, c’est qu’il a complètement fait oublier Sofyan Amrabat et, à un degré moindre, un certain Ounahi.
C’est désormais une valeur sûre de l’équipe du Maroc, et nul doute que, vu son volume de jeu, il va prendre davantage de poids et d’influence dans le jeu des Lions. Il devrait très rapidement s’imposer comme le véritable patron de cette équipe, au milieu de terrain au moins !
Maintenant, gardons-nous de tout optimisme excessif qui nous pousserait à ne pas respecter nos adversaires, car pour cette finale contre le Sénégal, rien n’est joué d’avance.
Une finale ne se joue pas, elle se gagne !
Oui, bien sûr, la Coupe doit rester à la maison et le sacre revenir aux Lions de l’Atlas, mais une finale se gagne sur le terrain, même si parfois elle ne se joue pas.
Entre l’envie de trop bien faire et la peur de perdre une finale où l’enjeu dépasse le jeu, on a vu des équipes se planter devant leur public. Alors croisons les doigts et souhaitons à Walid Regragui de définitivement faire taire ses détracteurs en remportant la Coupe d’Afrique la plus corsée et la plus relevée de l’histoire.
Mais pour bien garder les pieds sur terre, figurez-vous que ce choc remporté face au Nigeria n’est que la deuxième demi-finale gagnée par nos Lions dans toute l’histoire du football marocain.
Autrement dit, nous n’avons pas été souvent à pareille fête, et jamais les conditions ne seront autant réunies que ce dimanche à Rabat.
Alors gageons que, pour le moment, les planètes s’alignent parfaitement pour l’équipe du Maroc et, honnêtement, si les nôtres jouent comme ils l’ont fait en demi-finale, rien ne pourrait leur arriver.
Entre nous, cette CAN n’est qu’une étape, puisque dans cinq mois une Coupe du monde attend nos Lions avec un somptueux choc contre l’équipe du Brésil.
Allez Maroc : en route vers une deuxième Coupe d’Afrique.
Par Hafid Fassi Fihri











Contactez Nous