À Rabat, la CAN 2025 change de dimension : place au couperet. Dans quelques heures, le Maroc reçoit la Tanzanie en huitième de finale au stade Prince Moulay Abdellah (coup d’envoi annoncé à 17h, heure locale). Dans une ville déjà gagnée par l’effervescence, le public promet une atmosphère brûlante : tribunes pleines, drapeaux partout, et cette pression particulière qui accompagne un pays hôte sommé d’aller loin.
Sur le banc, Walid Regragui a fixé un cap sans ambiguïté : l’humilité avant tout. Le sélectionneur national a mis en garde contre le piège classique de l’excès de confiance, rappelant que les favoris tombent souvent le jour où ils se croient déjà qualifiés. Face à la Tanzanie, le Maroc devra donc conjuguer ambition et rigueur, en restant fidèle à son identité de jeu : maîtrise, transitions rapides, et efficacité dans les zones décisives.
Cette identité s’incarne d’abord en Achraf Hakimi, moteur du flanc droit et leader par l’exemple, capable d’apporter le danger sans rompre l’équilibre. Au milieu, Azzedine Ounahi est le chef d’orchestre, chargé de contrôler le tempo, de relier les lignes et d’éviter le faux rythme. Devant, Brahim Díaz apporte la rupture par sa créativité et sa justesse. Au-delà de ce trio, l’ensemble du groupe est appelé à répondre présent, avec des joueurs engagés et solidaires, à l’image d’Abde Ezzalzouli, dont la percussion peut faire basculer une rencontre.
Composition probable du Maroc (4-3-3) : Bono — Mazraoui, Hakimi, Aguerd, Masina — Naël El Aynaoui, Ounahi, Ismaël Saibari — Ayoub El Kaabi, Brahim Díaz, Ezzalzouli.
En face, la Tanzanie débarque sans complexe : qualifiée pour les phases à élimination directe avec deux points en phase de groupes, elle incarne le “petit” qui n’a plus rien à perdre. Son sélectionneur, Miguel Ángel Gamondi, devrait miser sur un bloc compact, la discipline, et des contres tranchants, avec Samatta en repère et Salum comme étincelle.
L’enjeu est simple : gagner pour rallier les quarts. Le vainqueur affrontera ensuite le gagnant de Afrique du Sud–Cameroun. Pour le Maroc, ce huitième n’est pas une étape : c’est un test de maturité… et de nerfs.











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