Avec l’augmentation des prix des billets d’avion programmée par les compagnies internationales et en raison des pertes déjà enregistrées par le trafic aérien, l’impact sur le secteur du tourisme semble de plus en plus évident pour la destination Maroc.
Classé parmi les 10 premières destinations mondiales avec le record de ses 20 millions de visiteurs atteint ces derniers mois, le tourisme national se trouve parmi les pays les plus exposés face à une longue crise qui se précise du mois pour le reste des saisons.
Déboussolés par cette guerre qui a fait irruption sans prévenir, les professionnels, désarmés par cet imprévu, en sont à se convaincre qu’il s’agira d’une année sans.
Au niveau des seuls visiteurs étrangers rendus frileux par les risques liés aux déplacements, car comme toujours en pareille situation, le tourisme interne est là pour sauver en partie la mise et combler une partie non négligeable du déficit évalué à plusieurs milliards de dollars puisque tous les marchés émetteurs sont concernés.
Avec cette carte en main du tourisme local, les professionnels gardent un mince espoir de sauver leurs bilans avec une année moyenne qui leur impose dès à présent des réductions importantes dans les charges fixes et des licenciements inévitables.
Comme pour les autres années sombres du tourisme international, les villes les plus touchées sont inévitablement celles de Marrakech et Agadir et, dans une moindre mesure, Fès et Rabat, étant devenue une capitale touristique pleine de promesses.
Cette situation de crise qui pourrait s’aggraver si la guerre se poursuit comme aujourd’hui n’est pas sans rappeler une situation catastrophique pour le tourisme telle celle vécue lors de la première guerre du Golfe à propos de l’Irak, au cours de laquelle une coalition de pays occidentaux s’était alliée dans une région stratégiquement importante sur la carte mondiale en raison de ses ressources.
Par Jalil Nouri



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