La marque Nestlé, productrice mondiale de laits infantiles, mais également d’autres comme Lactalis, Danone, Babybio, La Marque en Moins…, sont dans l’œil du cyclone judiciaire en Europe, notamment en France, où des cas de contamination mortelle ont été identifiés après la consommation de produits laitiers destinés aux bébés et aux enfants en bas âge.
Pas moins de cinq enquêtes ont été ouvertes pour mise en danger de la vie d’autrui sur le seul territoire français, ce qui a créé un mouvement de panique chez les consommateurs ainsi que dans les pharmacies et les autres points de vente.
Les produits ont déjà été retirés des circuits commerciaux après plusieurs plaintes et articles de presse, parmi lesquels on peut citer la marque suisse connue mondialement ainsi que ses concurrents, qui se retrouvent tous dans le collimateur de la justice. On peut s’attendre dès à présent au versement de sommes colossales pour que ces puissantes entreprises se sortent de ce guêpier, considéré comme l’un des plus gros scandales en la matière.
Cette affaire, très préjudiciable pour l’image de ces marques, a connu des prolongements dans pas moins de 60 pays à travers le monde, sauf au Maroc, où le silence de l’ONSSA interroge. Cet organisme étatique, relevant du ministère de l’Agriculture et chargé de la sécurité sanitaire et de l’hygiène alimentaire, n’a pas daigné communiquer sur l’éventualité de la présence de la toxine céréulide, soupçonnée d’être à l’origine de cette contamination, dans les produits commercialisés sur le territoire marocain, largement dominés par ceux de la multinationale suisse Nestlé, ni sur la possibilité d’ouvrir des enquêtes et de mener des analyses.
On ignore encore si des familles ont observé des effets similaires, comme des vomissements chez leurs enfants ; auquel cas, elles devraient alerter de toute urgence les services de l’ONSSA.










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