Le leader du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, multiplie les sorties sur le terrain dans le cadre d’une stratégie de son occupation électorale anticipée qui peut fâcher et les autres partis et le ministère de l’Intérieur qui interdit toute campagne pré-électorale prématurée.
Ceci sans parler du fait que le ministre de l’Équipement et de l’Eau profite de ses tournées officielles à travers le pays pour joindre l’utile à l’agréable en allant vers ses militants.
Ce travers et ce manque de fair-play politique deviennent clairs en lisant le contenu de ses différents discours et prêches électoraux dans lesquels il annonce clairement la couleur : L’Istiqlal remportera les élections et je serai le futur chef de gouvernement, non pas le gouvernement du Mondial 2030, mais du Plan d’Autonomie au Sahara. Il l’a dit récemment, rappelé le week-end dernier après une inauguration en consacrant du temps pour donner un aperçu sur le programme du parti qui sera détaillé plus tard, histoire de ne pas étaler toutes ses cartes.
Avant toute chose, l’Istiqlal se veut le chantre de la moralisation de la vie politique et la gouvernance la plus exemplaire en abordant les élections législatives, en précisant au passage qu’il ne renouvellera pas sa présence dans une sorte d’alliance circonstancielle comme c’est le cas aujourd’hui, qu’il enterre déjà alors qu’il y est.
Alors que toutes les projections ne le voient pas arriver premier ni diriger le prochain gouvernement, Nizar Baraka continue à croire le contraire, c’est son job, sans expliquer les conditions qui lui permettront de parvenir à cet objectif. Du reste, il n’est pas le seul à cultiver l’optimisme dans cette situation encore floue avec l’inconnue du parti du RNI privé désormais de sa locomotive Akhannouch déçu par la politique.
Par Jalil Nouri










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