Dans certaines sphères médiatiques françaises, principalement parisiennes, il est conseillé d’écrire sur le Maroc et sur son Roi, l’entreprise pouvant rapporter gros en termes de ventes ou, à défaut, servir de levier de chantage en promettant d’écrire négativement, à l’instar d’une cohorte d’autres avant lui qui, depuis, en sont revenus.
Dans le second cas de figure, deux journalistes connus se sont retrouvés devant les tribunaux, tandis que d’autres ont subi des sorts différents : désavoués par la profession ou relégués au chômage. Le dernier en date, qui n’a manifestement tiré aucune leçon du passé et qui n’a jamais signé d’articles ou de reportages sérieusement documentés sur le Royaume — n’étant pas un spécialiste du Maghreb à l’époque où il travaillait pour le quotidien Le Figaro — a trouvé une alternative à sa retraite. Non pas en s’intéressant à son propre pays, la France, ni à l’Europe, mais bel et bien à un Roi qu’il connaît à peine, et à un pays dont il ignore presque tout, hormis quelques bribes glanées dans des salons et des officines étrangères. Pire encore, il lui arrive d’écrire sur commande, moyennant des devises sonnantes et trébuchantes, afin d’arrondir ses fins de mois, comme l’avait reconnu le faire son ancien confrère du même journal, Éric Laurent, maître-chanteur avéré, pour couvrir les frais médicaux de son épouse gravement malade.
Thierry Oberlé fait d’ailleurs preuve d’une certaine honnêteté intellectuelle en avouant son incompréhension de faits qui le dépassent, en accolant dans le titre le nom de Mohammed VI au terme « mystère ». Rien d’étonnant, puisqu’il s’est montré incapable d’en percer la réalité. Il a néanmoins tenté de vendre quelques dizaines d’exemplaires en traitant de la personne du Roi sur un ton racoleur, propre aux apprentis journalistes adeptes de la formule magique : « Plus c’est gros, plus ça passe ».
Mais cette fois, la pilule ne passe pas pour le journaliste qui se respecte et qui propose du contenu solide. Il ne reste alors qu’à faire passer cet ouvrage brouillon et ridicule pour ce qu’il est réellement : un vulgaire livre de gare, vide de fond et d’analyse.
Honnêtement, l’auteur de ces lignes n’a pas lu ce livre-repoussoir et ne le lira pas. Il émane d’une plume bruyante mais d’un journaliste faible en connaissances et en crédibilité, qui n’a manifestement pas compris qu’il n’y réussira pas là où tant d’autres se sont déjà cassé les dents.
Par Jalil Nouri










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