Ils pensaient rejoindre Nador en fin de soirée, tranquillement, après un vol intérieur sans histoire. Mais ce vendredi 2 janvier, les passagers du vol Air Arabia reliant Tanger à Nador ont vécu l’une de ces expériences qui laissent des traces : une succession d’alertes, d’incertitudes et d’attente, où la peur s’installe progressivement jusqu’à gagner toute la cabine.
Tout avait pourtant commencé comme une simple routine aérienne. Décollage de l’aéroport Tanger-Ibn Battouta à 20h15, arrivée annoncée à Nador-Al Aroui à 22h10. Sauf que, sur le nord du Maroc, la météo en a décidé autrement. À l’approche de Nador, l’appareil est secoué par de fortes rafales de vent. Les voyageurs, déjà tendus, se crispent à mesure que l’avion descend. Les regards se croisent, les mains s’agrippent aux accoudoirs, certains prient, d’autres tentent de rassurer leurs proches.
Quand le commandant de bord engage la manœuvre d’atterrissage, l’espoir d’en finir rapidement se heurte à la violence des conditions. L’avion tangue, l’atterrissage devient impossible. Puis vient l’instant qui déclenche la panique : le pilote remet les gaz, renonce à se poser et reprend de l’altitude. Pour des passagers non avertis, ce “go-around” ressemble à un danger imminent. Des cris fusent, des visages blanchissent, l’angoisse monte d’un cran. La décision tombe alors : déroutement vers Oujda-Angad, par mesure de sécurité.
L’atterrissage à Oujda, finalement effectué aux alentours de 23h00, se déroule sans incident. Mais loin d’être soulagés, beaucoup restent sous le choc. Ils s’attendent à sortir, prendre l’air, appeler leurs familles, comprendre ce qui se passe. Or, selon plusieurs témoignages, la porte ne s’ouvre pas : les passagers se retrouvent bloqués dans l’avion, au sol, tard dans la nuit, fatigués, stressés et surtout désorientés.
Ce huis clos prolongé alimente la colère. Des voyageurs parlent d’un sentiment de “séquestration”, dénonçant une prise en charge jugée incompréhensible, et surtout un manque d’informations. Pourquoi rester à bord ? Combien de temps ? Quelle suite pour rejoindre Nador ? Autant de questions sans réponses claires, ce qui ne fait qu’aggraver la tension.
Aujourd’hui, les passagers demandent des explications, et certains évoquent déjà des indemnisations pour le préjudice subi. De leur côté, ni Air Arabia ni les autorités aéroportuaires n’ont, pour l’instant, communiqué officiellement sur les raisons de ce blocage au sol. Résultat : une nuit de peur et d’attente qui se termine dans l’amertume, et une gestion de crise qui interroge.
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Air Arabia est une mauvaise affaire, retard à Casablanca de 6h de mes enfants pour aller en Turquie, ils ont raté aussi e vol à Istanbul pour aller vers le sud, et sans indemnité malgré les réclamations.
La compagnie a facturé à ma femme 80e pour un retard d’une minute à l’enregistrement, ensuite l’avion a annoncé un retard de 1h15! Pire encore, le reçu précise un excédent de bagages alors que c’est absolument faux (étiquettes du bagages le prouve)! Cherchez l’erreur ! Ce sont des voleurs !
Et venez voir ce qui s’est passé au décollage de l’avion de l’aéroport de Milan vers Casablanca., prévu a 12h30 . On est rentres au Maroc le vendredi a 15h 30
Allez faire une investigation.
Nous avons vécu le jeudi et vendredi un calvaire inoubliable , une peur qui a fait craquer des adultes et a fait pleurer les petits.
Allez on attend votre article
J’ai subi la même chose en ce qui concerne l’excédent de bagages, et comme par hasard toutes les personnes qui étaient dans la file dans laquelle j’étais avait tous un accident de bagages, et les deux autres fils pour la même compagnie, eh bien tout se passait bien. Et la responsable au guichet d’enregistrement était une vraie garce et m’a menacé de me faire rater mon vol. J’ai appel à mes relations pour que je récupère mon billet et que je puisse partir…