S’ils ont tenté de rassurer leurs familles en affirmant qu’ils se trouvent en lieu sûr, les ressortissants marocains établis dans la région désormais enflammée du Golfe, tout comme les touristes bloqués et les pèlerins de la Omra, ne dissimulent pas un profond sentiment d’angoisse. L’absence de trafic aérien, toujours à l’arrêt, rend pour l’instant tout retour au pays impossible.
Il est vrai que la tournure prise par les événements ces dernières heures ne prête guère à l’optimisme. La possibilité d’une fermeture prolongée des frontières demeure forte dans plusieurs pays de la région.
Le ministère des Affaires étrangères a certes invité les Marocains présents sur place à entrer en contact avec les représentations consulaires et diplomatiques. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à des opérations massives d’évacuation ou de rapatriement dans l’immédiat, compte tenu du nombre très élevé de personnes concernées et de la suspension des vols, notamment ceux de la RAM.
Le Liban et la Jordanie, qui pouvaient constituer des voies alternatives pour quitter le Golfe en toute sécurité, se retrouvent à leur tour exposés aux tensions et aux frappes, compliquant davantage toute perspective de sortie.
La situation des ressortissants marocains présents en grand nombre en Arabie saoudite pour accomplir la Omra suscite une inquiétude particulière. Nul ne peut prédire la durée du conflit, et beaucoup redoutent des frais de séjour prolongés qu’ils ne sont pas en mesure d’assumer. Nombre d’entre eux se disent pris au piège, n’ayant pas anticipé une telle escalade dans une région déjà marquée par de fortes tensions géopolitiques.
L’internationalisation progressive du conflit ne laisse, hélas, entrevoir aucune accalmie à court terme.
Par Salma Semmar










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Où avez-vous eu ces informations, Oustada Selma ? J’ai pris mon vol entre Djeddah et Addis-Abeba hier soir sans aucun problème. Les seuls vols affichés comme « annulés » concernaient d’autres pays du Golfe.