La course contre la montre est déclenchée au parlement pour le déblocage des obstacles à l’adoption des projets de réforme en attente, les élections étant dans 5 mois et rien ne dit que l’agenda du travail à accomplir sera respecté jusqu’au bout de ce mandat.
Les obstacles juridiques qui bloquent le travail des commissions et le déroulement des votes devant une opposition éparpillée et une majorité surpuissante, qui ne manque aucune occasion de montrer son avantage numérique et son assurance de revenir former un nouveau gouvernement, sans le chef actuel mais avec des changements à attendre dans sa composition, son programme et ses ambitions inassouvies. En attendant, il faudra dépasser le cap de la fin de cette session dans les temps voulus avec des résultats probants.
Les débats les plus chauds à suivre en direct et sans interruption intempestive concerneront le Code pénal, la réforme des régimes de retraite, celle du Code de la famille, Moudawana, la plus explosive, sans parler de celle du Code de la presse qui a été retoquée une première fois, pour laisser toute une profession sans cartes jusqu’à aujourd’hui au titre de 2026. Dans un désarroi profond, les journalistes et photographes déplorent d’être empêchés d’exercer leurs droits de travailler dans de bonnes conditions. La concertation entre les groupes parlementaires reste toujours au stade de vœu pieux, ce qui ajoute aux incertitudes entourant l’adoption de ces réformes avant la fin de cette session de printemps qui marquera celle de cette 11ème législature appelée à vivre une fin de mandat complexifiée par le facteur temps.
En mauvaise posture, le chef du gouvernement n’aura pas non plus la tâche facile lors de ses passages au parlement, où le ton montera à son paroxysme dans cette période pré-électorale durant laquelle les nerfs seront à fleur de peau, avec des partis se préparant à aller au combat en septembre. Les concessions et l’esprit de concertation en seront donc diminués forcément, sauf miracle.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous