Les prix du pétrole ont franchi ce lundi le cap des 100 dollars le baril pour la première fois depuis plus de 3 ans et demi, une hausse directement liée à la guerre en Iran et aux inquiétudes sur la capacité des pays producteurs à livrer leur pétrole normalement.
Le Brent, qui est le prix de référence du pétrole utilisé dans le monde entier, a atteint 101,19 dollars le baril, en hausse de 9,2% par rapport à vendredi. Le pétrole américain, lui, a grimpé jusqu’à 107 dollars, soit une progression de plus de 16% en un seul jour. À un moment de la journée, il avait même frôlé les 111 dollars avant de redescendre légèrement.
Pour comprendre l’ampleur du choc : en une seule semaine, les prix ont bondi de près de 36%, une hausse que les marchés n’avaient pas vue depuis des années. Deux raisons principales expliquent cette flambée. D’abord, les frappes militaires menacent les installations pétrolières en Iran. Ensuite, et surtout, le détroit d’Ormuz, ce passage maritime étroit entre l’Iran et la péninsule arabique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, pourrait être bloqué si le conflit s’intensifie encore, ce qui priverait les marchés mondiaux d’une quantité massive de brut du jour au lendemain.











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