Entourée d’une grande discrétion jusque-là, la présence, au Musée Grévin, d’une statue en cire représentant le roi Mohammed VI aux côtés de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel a été révélée brusquement dans les médias français après un incident vite maîtrisé grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre, qui ont arrêté une femme à l’origine de cet acte de vandalisme.
En effet, la statue, trônant dans ce célèbre musée aux côtés d’autres personnalités connues, a été vandalisée par une militante associative venue y défendre les droits de Betty Lachgar, une féministe marocaine emprisonnée pour avoir porté atteinte à la religion musulmane. À cet effet, cette dernière a habillé la statue d’un maillot de l’équipe nationale de football et tagué les murs autour de celle-ci de messages réclamant la libération de la détenue. Provoquant l’indignation de la communauté marocaine vivant en France et l’intérêt des médias pour cet incident, symbolique mais grave en termes de sacralité de l’image, le débat s’est rapidement porté sur la question de la sécurité dans les musées en France, d’autant plus après le vol spectaculaire de joyaux datant de la royauté française. Beaucoup se sont alors demandé si cet acte n’ouvrirait pas la voie à d’autres incidents similaires, voire plus graves.
Par ailleurs, les foules, mauvaise publicité aidant, se sont précipitées dès l’annonce de cet événement pour visiter l’édifice, alors même que la direction avait déjà fait effacer toute trace de cet acte de vandalisme, lequel n’a suscité aucune réaction officielle au Maroc. Mais il ne serait pas surprenant, à l’avenir, qu’il soit exigé du Musée Grévin de retirer la statue du Roi.
Par Jalil Nouri










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