Le président de la formation politique du RNI qui conduit le gouvernement, Aziz Akhannouch, a surpris tout son entourage et ses militants par sa décision brutale de quitter la vie politique et de ne pas se représenter, tout en restant chef de l’Exécutif. Du moins jusqu’à la fin de son mandat actuel, qui expire en septembre prochain. Il ne conservera pas non plus la présidence de la ville d’Agadir, choisissant de devenir un simple adhérent du RNI.
Personne n’a vu venir ce départ précipité, qui a semé un vent de panique au sein du parti. Un mouvement de panique et d’appréhension face à l’avenir, mais également des soubresauts dus aux appétits qui s’aiguisent et aux ambitions qui naissent au sommet de cette formation, après lui avoir laissé la voie libre pour rempiler comme chef.
Officiellement, et après une courte absence destinée à la réflexion, le numéro un du RNI est revenu à une réunion de son bureau politique en annonçant froidement qu’il rendrait le tablier le 7 février, un troisième mandat ne lui étant pas permis, dont acte. Il entendait par là exprimer son dégoût de la politique en entendant les cadres de son parti se déchirer devant lui à l’approche des prochaines élections.
Derrière ce déroulé se cache une amère réalité qui a pour nom l’écœurement. Le milliardaire soussi, qui ne suivait plus son riche business que de loin, ne supportait plus d’avoir été traîné dans la boue et insulté de la manière la plus vile, avec des appels à son départ immédiat, notamment de la part des jeunes lors des manifestations de la génération Z.
Il en déduira que ses plus belles années en politique et au gouvernement étaient désormais derrière lui, après avoir tout connu et tout côtoyé. Tout aussi rapidement, et parallèlement à sa décision, il décrétera le 7 février comme date pour tenir un congrès et élire son successeur.
La chose ne sera pas aussi aisée qu’on le dit, car sa relève n’est pas assurée et n’a pas été préparée, puisqu’il ne désespérait pas de rester chef de parti et de gouvernement après des élections qu’il se voyait remporter, une éventualité généralement bien admise.
Étant tout sauf impulsif, il semble bien qu’un grain de sable se soit glissé dans sa machine à gagner pour compromettre ses calculs. Lui-même n’avait peut-être pas vu venir ce coup de blues du politicien.
Par Jalil Nouri











Contactez Nous