La chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a décidé, ce mardi, de reporter l’examen du dossier visant le propriétaire du groupe de salles de sport « City Club » au 17 mars prochain. Cette audience de renvoi doit permettre d’ouvrir la discussion au fond et de trancher, au préalable, les demandes de forme déposées par la défense. L’affaire, suivie de près par l’opinion publique, est pendante devant la juridiction depuis son renvoi en octobre dernier, après la clôture de l’instruction menée par le juge d’instruction.
À l’audience, les avocats du mis en cause ont présenté six requêtes, dont l’une des principales vise la convocation de l’officier de police judiciaire ayant établi les procès-verbaux, notamment celui relatif à l’intervention et à l’interpellation du 3 du mois en cours. La défense a également demandé l’audition de dix personnes supplémentaires et l’assistance d’un traducteur assermenté durant les auditions, plutôt que le recours à une personne « maîtrisant la langue » au sein des forces de l’ordre. Les avocats ont soutenu que certains PV seraient entachés de nullité, pointant des éléments liés à la date et à l’heure de l’interpellation, qu’ils situent à 5h30 du matin, et estimant que les circonstances méritent vérification.
Le parquet général, pour sa part, a insisté sur la régularité de la procédure, affirmant que l’ensemble des étapes, y compris l’interrogatoire détaillé devant le juge d’instruction, s’est déroulé conformément aux règles en vigueur. Il a demandé à la formation, présidée par le conseiller Ali Trchi, d’apprécier la sérieux des requêtes avant de statuer sur leur rejet ou leur acceptation. De son côté, l’avocat de la partie civile a répliqué en jugeant insuffisant le plafond de dix auditions, réclamant la convocation de plus de 70 personnes susceptibles, selon lui, d’éclairer les zones d’ombre.
Les causes de l’arrestation (selon les pièces évoquées dans le dossier) : l’interpellation ne serait pas liée à un seul volet. D’après les documents de référence cités, elle s’inscrit à la fois dans un contexte d’allégations graves formulées par plusieurs plaignantes, mais aussi dans l’existence de notes de recherche émises à son encontre pour des chèques sans provision d’un montant important. Les éléments du dossier mentionnent en outre la découverte, lors de l’interpellation dans une chambre d’hôtel, d’une petite quantité de cocaïne, ainsi que la présence de deux jeunes femmes, ce qui a contribué à alourdir la qualification et à donner au dossier une dimension pénale dépassant de simples plaintes individuelles.
Pendant l’instruction, plusieurs déclarations auraient été recueillies et confrontées, certaines plaignantes ayant maintenu des accusations de pressions et d’extorsion à caractère sexuel. Le prochain rendez-vous judiciaire, fixé au 17 mars, sera donc déterminant pour clarifier les contestations de procédure, cadrer le débat sur les preuves et établir, à terme, les responsabilités retenues par la justice.










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