Les visiteurs, et encore plus les clients, se font rares dans les allées du célèbre centre commercial Twin Center. Ce pionnier des malls marocains, autrefois emblématique, a perdu de son éclat et de son prestige, malgré son rôle historique de précurseur.
Après les échecs en série et les faillites des premières enseignes installées lors de son inauguration en 1998, le lieu a connu une longue agonie. Il a néanmoins survécu à travers une activité commerciale modeste, sans réel attrait, jusqu’à subir de plein fouet la concurrence frontale du boulevard Massira voisin — devenu « the place to be » à Casablanca — et du Morocco Mall, qui a précipité la déchéance de ce repère architectural, autrefois symbole de modernité d’une métropole en perpétuel mouvement.
Aujourd’hui, sur décision de ses propriétaires royaux, le Twin Center s’apprête à renaître. L’objectif est de lui redonner vie en le positionnant comme un haut lieu du luxe. Les nouvelles enseignes appelées à s’y installer découvriront un espace repensé : magasins relookés, zones d’activités redéfinies, éclairage et climatisation optimisés, commodités modernes, et une atmosphère qui rappellera le lustre des premiers jours.
L’ambition est claire : reconquérir la clientèle du segment haut de gamme en attirant les plus grandes marques internationales de la mode, des accessoires, du bien-être, des cosmétiques, du mobilier et du sport. Un vaste food court, combinant confort et divertissement, y trouvera une place centrale, aux côtés de cafés, restaurants, et espaces de jeux (gamings) qui renforceront l’attractivité du lieu.
Les murs, les vitrines, les escalators et les différents espaces communs bénéficieront également d’une véritable cure de jouvence, dans le cadre d’une démarche rigoureuse d’harmonisation.
Les travaux s’étaleront sur deux années, avec une enveloppe budgétaire importante réservée à cette transformation, dans l’objectif de faire du Twin Center un espace de vie dynamique et rentable pour les futurs commerces, en phase avec les exigences de la clientèle moderne.
Par Jalil Nouri
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