L’on parle beaucoup ces derniers temps aussi bien en France qu’au Maroc du tant vanté Traité d’Amitié unissant Paris et Rabat, une première pour un pays n’appartenant pas à l’ensemble européen, destinée à donner corps à un nouvel esprit d’une coopération multiforme dictée par les enjeux stratégiques et les transformations.
Prenant l’exemple des expériences passées, le Roi Mohammed VI et le président Emmanuel Macron, lors de sa dernière visite dans le Royaume, ont décidé en commun de placer les relations entre les deux pays sous le meilleur cadre : le traité d’amitié. Les deux chefs d’État ont retenu les leçons de la fragilité des relations plus que séculaires qui parfois n’ont pas résisté à des soubresauts conjoncturels ayant porté ombrage à l’héritage commun cumulé et enrichi d’une qualité exceptionnelle.
L’initiative vise à préserver ces relations des turbulences politiques, consolider les liens et la coopération, la développer en définissant la France comme premier partenaire dans une coopération réinventée sur la base de besoins réels, de résultats significatifs et non de promesses. Il s’agira aussi de mettre à l’abri, en toutes circonstances, favorables ou défavorables, cette fidèle amitié et cette relation privilégiée portée à son plus haut niveau, profitant aux deux pays avec la primauté de la concertation permanente au sein d’un organe consultatif conjoint qui sera mis en place à cet égard. Celui-ci sera chargé de se prononcer aussi bien sur les réalisations que sur les différends et maintenir un dialogue à travers un canal spécifique où s’exprimeront les avis respectifs.
Pour préparer ce traité de la manière la plus complète et la plus réfléchie, deux commissions ont travaillé sur un draft à être approuvé par les deux capitales et qui sera paraphé symboliquement et avec un grand éclat lors de la prochaine visite d’État du Roi Mohammed VI à Paris dont la date n’a pas encore été fixée mais qui, selon toute vraisemblance, se fera avant la fin 2026.
Par Jalil Nouri












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