On se souvient tous du mouvement de mobilisation des jeunes GEN Z qui, après ses sorties nocturnes tumultueuses, s’est évaporé dans la nature, mais dont les traces persistent. Elles risquent même de peser sur la vie politique en général, et sur les élections en particulier, qui approchent à grands pas, avec de nombreux candidats issus de ce mouvement auquel était prédit un poids important dans les décisions majeures du pays.
Le pari semble avoir réussi sur certains points, notamment dans le secteur de la santé, à l’origine de l’éclosion de la GEN Z marocaine. Mais cette dynamique pourrait s’essouffler en plein vol. Aujourd’hui encore, en pleine pré-campagne pour lever des fonds, ces jeunes continuent d’affirmer leur fidélité à l’esprit de ce mouvement générationnel et promettent de porter leurs revendications au Parlement pour faire avancer le pays. Leurs programmes, défendus à titre individuel, trouveront-ils un écho dans le travail législatif ? Sauront-ils, et pourront-ils, les défendre face aux partis ?
La question mérite d’être posée, car elle se posera inévitablement au moment du vote. Le mouvement dont sont issus ces jeunes a su gagner en popularité et rassembler parents et enfants désormais en âge de voter autour des revendications de 2025. Son impact sur les élections sera réel et pourrait influencer les résultats.
Il est même avancé que la présence de ces jeunes de moins de 35 ans aux élections législatives de septembre prochain s’inscrit dans une volonté des pouvoirs publics de voir ces revendications portées au Parlement par une nouvelle génération.
À la lumière du nombre de ces candidats, de la force qu’ils pourraient constituer, de leur capacité à s’unir une fois élus pour former un groupe influent, ainsi que de leur stratégie et de la structuration de leur discours, il sera possible d’évaluer la réussite de leur entrée en politique et l’importance de leur contribution au débat public.
Par Jalil Nouri











Contactez Nous