Le Maroc a signé hier, par le ministre des Affaires étrangères à Davos, en présence du président Trump, la charte du Conseil de la Paix institué par celui-ci et auquel le Royaume a adhéré aux côtés d’une vingtaine de pays, à l’exception de ceux du continent européen.
Alors qu’il avait lancé en personne une soixantaine d’invitations pour le rejoindre dans son projet, le locataire de la Maison Blanche s’est limité à cette seule vingtaine de participants.
Avant même le début de ses travaux, avec une prochaine séance inaugurale dont ni le lieu ni la date n’ont encore été fixés, mais gageons que ce sera à Washington, dans la grande salle de la présidence, avec tout l’éclat que lui donnera Trump en présence des chefs d’États concernés, la question qui reste posée est de savoir quelle sera la réaction des chefs d’États arabes qui y seront invités, au même titre que le Premier ministre israélien Netanyahu, dont la présence pourrait constituer des blocages dans sa feuille de route.
Mais il y a encore plus d’incertitudes en raison du fait qu’en l’absence de tout programme préalable dans cette charte, clairement défini quant à sa mission, Trump ne mettra-t-il pas les pays membres qui ne partageront pas forcément ses positions, notamment en ce qui touche au conflit du Proche-Orient et aux violations par Israël des accords facilitant un retour à la paix.
Il faut faire confiance au Maroc, président du Comité Al Qods, pour la défense des droits des Palestiniens à leur territoire et pour faire avancer leur cause. Parallèlement à cette mission qu’il s’est donnée, le Roi Mohammed VI garde comme autre priorité à faire adopter par ce Conseil de la Paix les moyens de faire avancer le dossier du Sahara au plus vite, avec l’ouverture de discussions avec toutes les parties concernées.
Ce sont les seules motivations qui ont poussé le Roi Mohammed VI à accepter l’invitation du président Trump à y siéger.
Par Jalil Nouri











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