La rupture du Mali avec le Polisario et son parrain algérien, actée avec un changement radical de sa position dans le dossier du Sahara, est considérée comme une grande victoire pour le Maroc. L’envoi de trois représentants en une seule journée au Maroc, ceux de Zambie, du Congo et du Burundi, reçus par Nasser Bourita, tout porte à croire que la diplomatie du pays cherche à réduire à zéro le nombre des derniers irréductibles pro-Polisario en Afrique, actuellement dans le viseur marocain pour un retour à la raison.
La reprise des négociations prévue en mai pour passer au plus tôt au règlement définitif du conflit et l’entrée pousse Rabat à chercher une unanimité sur le continent favorable à sa position qu’il mettra en avant lors de ces pourparlers pour consolider son dossier.
Un à un, ces États à reconnaître la pseudo République sahraouie, et en premier lieu ceux du Sahel sur lesquels l’Algérie exerçait une pression en défaveur du Maroc, se détachent progressivement de cette emprise et mobilisent autour d’eux pour suivre ce lâchage.
Ce dernier round des pourparlers du mois de mai à l’initiative des États-Unis s’annonce comme le plus important de tous et, en même temps, le plus complexe, où les nerfs seront à fleur de peau et la surenchère séparatiste la plus pesante. Mais la dernière réponse du chef de la diplomatie du Polisario, dans laquelle il avoue que son mouvement est prêt à accepter le plan d’autonomie marocain et ne plus parler d’indépendance ou d’autodétermination, est le signe d’un déblocage à anticiper.
Seule reste la volonté de Washington à clore ce dossier avant la fin mai, si la situation au Moyen-Orient laisse du temps aux conseillers de Donald Trump pour faire avancer ces discussions dans les délais impartis, à savoir avant l’été, pour passer au plan.
Ces derniers ont déjà fait tomber bon nombre de barrières qui hypothéquaient, par le passé, toute recherche d’une solution en raison du veto systématique de l’Algérie.
Il appartient désormais à l’administration américaine d’user de tout leur poids pour tirer profit de l’inflexion de la position algérienne reconnue par les Américains qui, de toute manière, ont toutes les cartes en main pour donner à la paix et au règlement définitif du conflit du Sahara toutes ses chances dans un proche avenir.
Par Jalil Nouri












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