Rachida Dati, la Marocaine, peut devenir maire de Paris, une première dans l’histoire de la France, car le rêve est permis pour elle, au point de démissionner dans quelques jours de son poste de ministre de la Culture afin de pouvoir se présenter aux municipales.
Avec son positionnement à droite et en l’absence de toute candidature concurrente susceptible de la menacer, ni dans son camp ni à l’extrême droite ou à l’extrême gauche, l’originaire de Meknès a toutes les chances de l’emporter haut la main. Bien carrée dans son discours et les projets assénés comme des serments, elle est d’ores et déjà donnée gagnante en raison de son expérience de maire du 17ᵉ arrondissement de la capitale française, avec un bilan élogieux qui lui vaut une excellente réputation et une image de gagnante depuis ses premiers pas en politique.
Le seul hic qui pourrait remettre en cause sa candidature et venir compromettre sa carrière reste la liste de ses démêlés judiciaires pour fraudes financières et corruption.
Mais bien au fait des procédures judiciaires en sa qualité d’avocate, Rachida, comme l’appellent affectueusement ses concitoyens, l’actuelle ministre de la Culture encore en fonction cette semaine, a du ressort et sait se sortir des situations difficiles.
Si elle décroche la mairie de Paris, elle saura développer les relations de sa ville avec le Maroc à travers des événements de grande envergure comme la Semaine ou le Mois du Maroc, et se rapprocher, à leur avantage, des membres de la communauté marocaine établis dans la capitale française, qui s’attend à vivre un mandat particulier et dépaysant par rapport aux précédents, avec une édile originaire d’un pays du Sud.
Par Jalil Nouri


Contactez Nous