Bien que la guerre au Moyen-Orient ait tendance à ralentir la marche en cette période d’incertitudes, les relations entre Washington et Rabat restent au beau fixe, continues et dans la durée. La toute dernière illustration explicite en est le choix du Maroc comme seule plateforme militaire américaine dans toute la région, pour la formation des armées africaines à la défense contre les drones ennemis.
Certes, le dossier du Sahara a pris du retard, les émissaires du président Trump étant mobilisés par la guerre en cours avec l’Iran, mais au niveau du Congrès américain, le Maroc demeure au centre des attentions des représentants membres des deux chambres, toujours soucieux d’aider le Royaume à stabiliser ses frontières et parfaire définitivement son intégrité territoriale avant la fin de l’année 2026 au plus tard.
Il est peu probable que les discussions déjà engagées entre les parties prenantes reprennent avant le début de l’été et elles reprendront certainement à l’automne prochain. En attendant, le dossier restera prioritaire et à surveiller de près comme le lait sur le feu, pour que la dynamique ne baisse pas d’un cran, ce qui serait défavorable au Royaume et dont l’adversaire algérien pourrait tirer profit pour faire avancer ses pions.
Mais Rabat peut toujours compter sur ses fermes et fidèles soutiens à la Maison-Blanche et au Congrès américain pour que le dossier du Sahara ne fasse pas les frais de la guerre au Moyen-Orient, si elle dure plus longtemps que prévu et si la situation économique empire. Mais gageons que le processus enclenché retrouve vite son impulsion initiale afin de rester dans les limites du calendrier fixé par le conseiller spécial du président Trump, en charge de la mise en application du Plan d’autonomie, l’émissaire Massad Boulos, qui observe un silence assourdissant ces derniers temps.
Il est vrai que la priorité est actuellement aux sorties médiatiques quotidiennes du président américain sur sa guerre et qu’il serait incongru de détourner les projecteurs et l’attention vers des pourparlers sur le Sahara, bien qu’ils soient stratégiques pour Trump.
Le Maroc et sa cause restent dans les petits papiers du président américain, à la différence de la masse des dossiers volumineux liés à la guerre qui encombrent le Bureau ovale. R.A.S., serait-on tentés de dire, mais pas pour longtemps, il faut l’espérer, car comme le dit l’adage : à chaque chose, malheur est bon !
Par Jalil Nouri












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