Intervenant mardi 20 janvier 2026 sur France24, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a dressé un bilan résolument positif de la Coupe d’Afrique des Nations organisée par le Maroc. Malgré la déception sportive liée à la finale et quelques débordements jugés regrettables, le responsable gouvernemental a insisté sur les retombées économiques exceptionnelles de l’événement pour le Royaume.
Selon Ryad Mezzour, cette édition figure parmi les plus rentables de l’histoire de la CAN, avec un effet multiplicateur des investissements estimé à 1,8. Une dynamique qui aurait contribué à porter la croissance économique au-delà de 4,5 % en fin d’année, tout en générant près de 100 000 emplois directs et indirects. Le commerce intérieur a également profité de l’afflux de visiteurs et de la ferveur populaire, avec une hausse de la consommation comprise entre 25 et 30 %.
Pour l’économiste marocain Mohamed Benayad, cette performance confirme « la capacité des grands événements sportifs à agir comme accélérateurs économiques, à condition que les investissements soient pensés sur le long terme, ce qui semble être le cas du Maroc ». Même lecture chez Nadia Fettah, experte en politiques publiques, qui estime que « l’impact le plus important réside dans l’héritage infrastructurel et la confiance renforcée des investisseurs ».
Sur ce volet, le ministre a souligné que le Royaume a réalisé, en seulement vingt-quatre mois, l’équivalent de dix années de développement, sous l’impulsion directe du Roi Mohammed VI. Plus de 3 000 entreprises marocaines ont été mobilisées pour moderniser stades, routes, aéroports et transports urbains. Autant d’acquis durables qui positionnent le Maroc comme un candidat crédible et prêt pour la co-organisation du Mondial 2030, d’autant que 80 % des investissements sportifs requis seraient déjà réalisés et rentabilisés.
Pour Abdelkader Retnani, analyste économique, « la CAN a servi de répétition générale réussie, aussi bien sur le plan logistique que sur celui de la gouvernance des grands projets ». Un constat partagé par le ministre, qui a conclu que la compétition a démontré la maturité du Maroc et son savoir-faire dans l’organisation d’événements de classe mondiale.
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