Le Maroc s’apprête à réactiver, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars 2026, son horaire légal GMT+1. À 02h00 du matin, les horloges devront être avancées d’une heure pour afficher 03h00, marquant ainsi la fin de la parenthèse du GMT observée durant le mois de Ramadan. Cette mesure s’inscrit dans le cadre fixé par le décret n° 2.18.855 relatif à l’heure légale, ainsi que par l’arrêté du chef du gouvernement pris en janvier 2026 pour encadrer le changement d’heure de cette année.
Comme chaque année, le Royaume avait suspendu temporairement le régime du GMT+1 à l’approche du Ramadan, en reculant les horloges d’une heure le 15 février dernier. Le retour à l’heure avancée, annoncé dès février par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, intervient donc dans la continuité du dispositif appliqué depuis 2018, qui maintient le GMT+1 de façon quasi permanente, sauf pendant le mois sacré.
Mais au-delà de l’aspect purement technique, ce réajustement remet sur la table un débat qui, huit ans après l’adoption du système actuel, demeure loin d’être tranché. D’un côté, les autorités défendent une organisation horaire censée favoriser la stabilité administrative et économique. De l’autre, une partie de l’opinion publique continue de dénoncer un choix qui perturbe le sommeil, le rythme scolaire des enfants et l’équilibre quotidien de nombreuses familles. Plusieurs médias ont d’ailleurs relevé, ces derniers jours encore, la persistance de critiques et d’appels à un retour durable au GMT tout au long de l’année.
En somme, si le changement d’heure du 22 mars ne fait plus guère de doute sur le plan réglementaire, il reste, sur le terrain social, une question toujours sensible. Chaque bascule horaire ravive la même interrogation : le Maroc a-t-il réellement trouvé son heure idéale, ou ne fait-il que reconduire un compromis jamais pleinement accepté ?



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