La reprise des attaques du duo États-Unis–Israël menées depuis ce matin dans le ciel iranien fait planer la menace d’un embrasement généralisé dans le Golfe. L’Iran a en effet promis, en guise de riposte, de frapper les alliés de Washington dans la région.
Mettant rapidement ses menaces à exécution, l’armée iranienne et les Gardiens de la révolution ont lancé plusieurs dizaines de missiles, déclenchant des alertes à Bahreïn, au Koweït, aux Émirats arabes unis et au Qatar, où se trouve la plus grande base militaire américaine du Moyen-Orient. La région semble désormais au bord de l’embrasement.
Contrairement à l’attaque américano-israélienne de juin dernier, Téhéran a cette fois choisi l’escalade maximale : entraîner dans le conflit les monarchies du Golfe afin de les déstabiliser et de peser sur les circuits d’approvisionnement pétrolier mondiaux, au risque de provoquer une crise énergétique majeure, comparable à celle de 1973.
Les missiles balistiques iraniens pleuvent depuis ce matin sur cette zone stratégique, démonstration de force destinée à affirmer la capacité de frappe de Téhéran. Une posture qui pourrait pousser Washington et Tel-Aviv à intensifier leurs opérations aériennes, sans toutefois franchir le seuil d’une confrontation terrestre directe, aux conséquences humaines incalculables.
Le déferlement continu des bombardements d’un côté et des tirs de missiles et de drones explosifs de l’autre place l’ensemble de la région sous tension extrême. Les pays arabes du Golfe se retrouvent pris dans un étau stratégique, contraints de s’aligner de facto sur les États-Unis et Israël dans un conflit qui pourrait s’inscrire dans la durée.
Cette guerre au finish semble répondre à un objectif longtemps poursuivi par Benyamin Netanyahou : impliquer pleinement Washington dans un affrontement régional majeur, au risque de fragiliser durablement la stabilité économique et politique du Golfe, d’autant qu’au même moment, une autre tension militaire se déclenche aux frontières entre le Pakistan et l’Afghanistan.
La question demeure : assistera-t-on à un effet domino ?
Par Jalil Nouri



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