Les automobilistes et camionneurs ne sont pas loin de vivre une crise d’approvisionnement dans les stations-service, où les premiers indices se font déjà ressentir.
Plusieurs d’entre elles, dans les grandes villes, ont cessé leur activité faute d’avoir reçu à temps leurs commandes auprès des distributeurs, lesquels préfèrent temporiser et jouer la carte du calme. Mais rien n’y fait, avec une tension et des craintes palpables chez des consommateurs alertés par des rumeurs faisant état de risques de pénurie imminente.
Pour sa part, le ministère de la Transition énergétique a voulu rassurer en évoquant un simple retard des navires pétroliers, bloqués en haute mer en raison du mauvais temps qui sévit depuis plusieurs semaines et qui serait à l’origine de cette perturbation du circuit d’approvisionnement.
Ces bateaux, qui doivent desservir les principaux terminaux de Mohammedia, le plus important, ainsi que Tanger, Casablanca, Agadir et Jorf Lasfar, près d’El Jadida, se trouvent à quelques encablures des côtes marocaines, mais ne peuvent accoster et livrer leur marchandise tant qu’un climat plus favorable n’interviendra pas et que l’état de la mer ne permettra pas une approche sereine dans les ports concernés. Or, les prévisions météorologiques pour les prochains jours ne sont pas rassurantes quant à un retour effectif à la normale, avant que la crise du carburant ne vienne s’installer et bouleverser le cours des choses.
Par manque de prudence, les propriétaires de certaines stations-service ont commencé à rationner la vente de carburant, ce qui n’est pas la meilleure voie à suivre en pareil cas, on en conviendra.
L’incompréhension est d’autant plus grande que le ministère de tutelle avait pris soin de déclarer que les stocks d’urgence étaient intacts, mais le résultat demeure invisible sur le terrain.
Par Jalil Nouri










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