Après la confusion d’une finale à mille polémiques, Sa Majesté siffle la fin des prolongations
Après un feuilleton presque dramatique d’une finale qui a basculé dans la confusion au bout d’un scénario hollywoodien, Sa Majesté a mis fin à cet épisode qui commençait à s’étendre en longueur et à peser sur le climat général, débordant carrément du cadre sportif !
Après cette finale qui a basculé dans la confusion, j’ai volontairement choisi de m’abstenir de tout commentaire suite à cette finale rocambolesque qui restera dans les annales. Honnêtement, dans ce brouhaha général avec incitations à la haine, déclarations de guerre et accusations en tous genres — arbitre corrompu, match truqué, complot contre le Maroc — je préférais garder le silence.
Des millions de personnes au Maroc et dans d’autres pays débattaient sans fin sur les plateaux de télévision, les radios et, bien entendu, sur les réseaux sociaux, qui raffolent de ce genre de polémiques qui ne mènent nulle part. Est-ce que le but du Sénégal était valable ?
Est-ce qu’il y avait penalty pour le Maroc ou non !? Est-ce que Brahim Diaz aurait dû ne pas tirer ce penalty de toutes les discordes et le laisser à l’un de ses coéquipiers !? Est-ce que le Maroc a bénéficié d’un arbitrage maison, comme le soutiennent des pays africains et européens, dont la France ? Est-ce que l’arbitre devait siffler la fin du match après le retrait de l’équipe du Sénégal ?
Tout le monde en a parlé, tout le monde avait sa vérité, son analyse et ses arguments, et si vous voulez mon humble avis, dans cinquante ans, personne n’aura de réponse définitive à ces questions, car le football est ainsi fait, et ce, que la CAF prenne des sanctions ou pas.
Oui, les Marocains sont inconsolables, oui, cette finale restera encore longtemps en travers de la gorge.
Oui, il y a eu une ambiance malsaine dès le départ, avec une cascade de soupçons, une avalanche d’accusations et un torrent de mauvaise foi, y compris sur la qualité des infrastructures hôtelières au Maroc.
Une ambiance malsaine dès le départ, avec une cascade de soupçons, une avalanche d’accusations et un torrent de mauvaise foi, y compris sur la qualité des infrastructures hôtelières au Maroc.
Sur le plan sportif, l’équipe du Maroc n’a jamais réussi à rentrer véritablement dans cette finale, mais, par contre, elle en est sortie très vite.
S’il est certain que les Lions de l’Atlas n’ont pas l’habitude de jouer une finale de CAN, et encore moins à domicile, cela a rajouté une couche supplémentaire de pression.
Après avoir parfaitement dominé le Cameroun en quarts de finale et réussi à museler et neutraliser les Green Eagles du Nigéria, répondre à l’impact physique et à l’intensité mis à contribution par les Sénégalais n’a pas été évident.
Diminués physiquement et sans ressources mentales, les nôtres ont perdu trop de duels, et avec des joueurs qui reviennent de blessures, dont surtout Hakimi, pas à cent pour cent, les choses deviennent très compliquées !
Il faudra donc retenir les leçons de cette finale inaboutie dans l’optique des prochaines échéances.
Une finale aussi mouvementée soit-elle, ayant de surcroît déchaîné des passions débordantes et des polémiques interminables, ne peut en aucun cas compromettre la vocation de fraternité africaine du Royaume.
Dans des proportions qui dépassent le cadre purement sportif, quand des supporters déchaînés perdent la lucidité et la raison dans le feu du choc des émotions, la raison d’État vient à la rescousse et invite tout le monde à remettre la balle au centre.
Dans des proportions qui dépassent le cadre purement sportif, quand des supporters déchaînés perdent la lucidité et la raison dans le feu du choc des émotions, la raison d’État vient à la rescousse et invite tout le monde à remettre la balle au centre.
Puis, pour ne pas rendre à César ce qui appartient à Dieu, lors des événements malheureux de cette inoubliable finale, il y avait au moins une cinquantaine de personnes, dont curieusement un certain Claude Le Roy, qui n’avait absolument rien à faire sur l’enceinte du jeu ou derrière la caméra de la VAR, sauf les responsables de la CAF, qui ont visiblement préféré regarder le spectacle du haut de la tribune.
Une finale aussi mouvementée soit-elle, ayant de surcroît déchaîné des passions débordantes et des polémiques interminables, ne peut en aucun cas compromettre la vocation de fraternité africaine du Royaume.
En cinquante ans de football, personnellement, j’en ai connu des Coupes du monde et des CAN, et croyez-moi, sans chauvinisme aucun, cette CAN 2025 a été de loin l’une des plus propres de l’histoire.
Et les exemples sont légion d’équipes qui jouaient à domicile et qui ont toujours été accusées de favoritisme par un arbitrage maison !
Cette CAN n’a franchement rien à voir avec la World Cup 1978, où une junte militaire voulait à tout prix cette Coupe du monde pour l’Argentine, ni celle de 1982, où l’équipe d’Espagne avait un penalty comme cadeau à chaque match du premier tour, sans qu’elle n’en mène large d’ailleurs.
L’exemple le plus frappant est celui de 1966, lorsque l’Angleterre remportait sa seule Coupe du monde, alors qu’aujourd’hui encore, soixante ans plus tard, il n’y a pas une seule personne au monde qui pourrait affirmer que le ballon est effectivement complètement rentré dans les buts allemands.
Quant aux Coupes d’Afrique, je ne vous dis même pas le nombre de penalties offerts, d’hors-jeu non sifflés et autres agressions sur les gardiens de but à une époque où il n’y avait ni VAR ni retransmissions télévisées !
Aller de l’avant !
N’en déplaise aux Européens qui aimeraient que la CAF fasse appel à des arbitres de chez eux pour que le football africain soit pris au sérieux, le Maroc a offert, n’en déplaise aux détracteurs et aux jaloux, la plus belle CAN de l’histoire. Tant pis si certains préfèrent retenir autre chose.
De notre côté, on va garder l’essentiel : aller de l’avant, capitaliser sur tout ce qui a été positif, corriger tout ce qui a été négatif ou moins bon, à l’intérieur comme à l’extérieur du stade.
Et surtout, se remettre au travail et préparer dans la sérénité la prochaine Coupe du monde qui va arriver très vite, avec le meilleur groupe possible.
Tout le reste…
Par Hafid Fassi Fihri










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