Incorrigible, le ministre algérien des Affaires étrangères a une nouvelle fois fait preuve de turpitude en cherchant, avec un certain succès, à faire reporter à plus tard les décisions qui devaient être prises sous l’égide des États-Unis lors de la réunion quadripartite de Madrid.
En recentrant les discussions sur l’axe principal du plan d’autonomie marocain, fixé comme unique point à l’ordre du jour, le conseiller du président Trump, Massad Boulos, a usé de tout son tact diplomatique pour faire avancer les échanges. Il n’y est toutefois pas parvenu en raison du blocage algérien concernant la composition du comité technique chargé d’examiner le plan marocain, dans une mise en scène bien rodée et parfaitement comprise par les autres participants, qui s’attendaient à un rendez-vous particulièrement difficile.
Les événements leur donneront raison, du fait de l’absence d’un climat positif de confiance et de la volonté manifeste de la délégation algérienne de faire gagner du temps, comme si elle souhaitait arrêter les aiguilles de la montre.
Les deux envoyés spéciaux du président américain chargés de mener à bien ces tractations, Boulos et le représentant américain à l’ONU Michael Waltz, savaient désormais à quoi s’en tenir face à cette manœuvre du duo Algérie-Polisario. Ils ont décidé, après une prolongation des discussions hier à Madrid, de tenir un nouveau round après le Ramadan à Washington, en présence du chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita, de son homologue mauritanien, ainsi que des deux acolytes, qui repartiront, déstabilisés, les mains vides. Il semble clair qu’ils ont tenté de faire capoter la réunion, tout en évitant de courir le risque d’un échec frontal, conscients qu’ils n’échapperaient tôt ou tard à des sanctions. Le refus de poser pour la photo officielle aux côtés de Bourita en est une illustration éloquente.
Il revient désormais à la partie américaine — qui s’est donné trois mois pour arracher un accord définitif sur le Sahara et le faire signer à la Maison Blanche devant Trump — de fixer un ultimatum clair à Alger, afin de mettre fin aux tergiversations et aux manœuvres dilatoires. On peut imaginer que, si Trump ne tranche pas d’un coup de poing sur la table, l’Algérie tentera de faire durer le suspense à sa guise, bien qu’elle sache la partie déjà perdue, contrairement aux séparatistes du Polisario, devenus plus réalistes et désormais prêts à signer un accord de paix régionale, dans le cadre des conditions et garanties posées par les États-Unis.
Par Jalil Nouri










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