Bien que la réunion à Madrid regroupant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, sous supervision américaine, se soit vue imposer un lourd silence et un épais écran autour des discussions afin d’éviter des interprétations erronées, dans une salle insonorisée de l’ambassade américaine, les indiscrétions parviennent à suinter des murs malgré le dispositif.
Il faut tout d’abord souligner le rôle central de Massad Boulos, conseiller du président Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, qui a été l’artisan de la réussite de cette première réunion grâce à ses navettes et à une organisation parfaite dans les moindres détails.
Mis à part le refus du ministre algérien des Affaires étrangères de serrer la main de son homologue marocain, Bourita, et également son deuxième refus de se présenter pour la photo officielle, ce qui a été mal perçu par la partie américaine, hôte de ce round de discussions et non de négociations, il faut bien le souligner, la nuance est très importante au moment où la propagande algérienne tente de faire passer cette simple occasion de reprise de contacts et d’échanges informels, sauf pour la présentation par Bourita de la version finalisée et revisitée du plan d’autonomie, en 40 pages lues dans leur intégralité, sans interruption de la part d’aucune des parties présentes.
Ces débuts encourageants de la reprise indirecte du dialogue entre Rabat et Alger, que Washington vise à normaliser avec l’ouverture des frontières dans un proche délai, ont été marqués par un ton diplomatique courtois, sans qu’aucune voix discordante ne se soit élevée, au grand étonnement du médiateur américain Boulos, déjà sur le terrain pour la patiente préparation de la nouvelle rencontre devant se tenir à Washington, qui se présente comme décisive pour la suite du processus favorisé par le président Trump et son conseiller Boulos.
Ce ne sera qu’à son issue que l’on pourra réellement mesurer les vraies chances de retour de la paix et de l’entente au Maghreb.
Par Jalil Nouri










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