C’est la deuxième fois que des militaires entraient ces derniers jours en territoire marocain, violant des frontières reconnues au niveau international, sous les yeux des Forces Armées Royales, sur le qui-vive en grand nombre mais refusant de céder à la provocation. Mais la situation n’était pas loin de dégénérer en affrontement direct.
En toute irresponsabilité, de la part des militaires algériens et de celle de leurs supérieurs donneurs d’ordres, suivant de près le déroulement de cette incursion en territoire marocain de l’autre côté de la frontière, l’affront à l’intégrité du Royaume s’est déroulé pendant plusieurs minutes dans un climat de tension maximale, lorsque des agriculteurs de la région de Figuig ont vu les intrus arracher leurs fils barbelés délimitant leurs propriétés pour installer, sans trop y croire, une nouvelle délimitation de frontières convenant à leur commandement, puis repartir comme si de rien n’était.
Mais cette violation manifeste n’a pas trop duré devant la mobilisation de l’armée marocaine, qui les a contraints à fuir et a détruit les bornes artificielles utilisées dans ce tracé.
Cette agression, qui aurait pu mal se terminer, n’eût été le respect strict, côté marocain, des consignes exigeant de ne pas répondre aux provocations ni de recourir aux armes.
Cette politique de retenue suivie par le Maroc, y compris lors de tels incidents malgré leur gravité, montre le degré de patience et le maintien d’une position pacifique imposée par les liens de fraternité entre les deux peuples et le bon voisinage. Elle a néanmoins ses limites, et la communauté internationale se doit d’en tirer les leçons qui s’imposent, au moment où tous les efforts sont déployés pour réinstaurer des relations normales entre les deux pays. Mais visiblement, le pouvoir algérien a sa propre définition du bon voisinage et ne semble pas vouloir sortir de sa logique suicidaire.
Par Jalil Nouri










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