Alors que la guerre qui embrase actuellement le Moyen-Orient fait planer une lourde incertitude sur l’économie mondiale, un secteur observe la situation avec une inquiétude mêlée d’un certain réalisme stratégique : celui du tourisme international. Dans ce contexte troublé, une hypothèse mérite d’être posée avec lucidité : le Maroc pourrait tirer un avantage inattendu de cette crise régionale.
Depuis plusieurs années, des destinations comme Dubaï, Abu Dhabi ou Doha se sont imposées comme des hubs touristiques majeurs, attirant des millions de visiteurs grâce à leur sécurité, leurs infrastructures modernes et leur image de luxe accessible. Mais dans un climat géopolitique instable, la perception du risque devient un facteur décisif dans le choix des voyageurs. Et c’est précisément là que le Maroc peut entrer en scène.
Le Royaume dispose aujourd’hui d’atouts considérables. Sa stabilité politique, sa position géographique aux portes de l’Europe, la diversité de ses paysages et une offre touristique de plus en plus structurée en font une destination crédible pour capter une partie de cette clientèle en quête d’alternatives sûres.
Dans l’hypothèse où les tensions régionales s’inscriraient dans la durée, une partie des flux touristiques traditionnellement orientés vers le Golfe pourrait être redirigée vers des destinations jugées plus sécurisées. Marrakech, Agadir, Rabat ou encore Tanger pourraient ainsi apparaître comme des choix naturels pour des voyageurs qui, hier encore, privilégiaient Dubaï ou Doha.
Cette perspective est d’autant plus plausible que le Maroc sort d’une année record avec près de 20 millions de visiteurs, preuve de l’attractivité croissante de la destination. L’horizon de la Coupe du Monde 2030, organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal, renforce également la visibilité internationale du Royaume.
Mais encore faut-il que cette opportunité soit anticipée. Car dans l’industrie touristique mondiale, les marchés se gagnent souvent dans les moments de crise. Campagnes de promotion ciblées, facilitation des liaisons aériennes, adaptation de l’offre hôtelière et montée en gamme des services pourraient permettre au Maroc de capter une clientèle internationale en quête de nouvelles destinations.
Si la guerre représente une tragédie pour les peuples qui la subissent, elle redessine aussi les cartes du tourisme mondial. Et dans ce nouvel échiquier, le Maroc pourrait bien se retrouver en position de force. Reste à savoir si le Royaume saura transformer cette conjoncture incertaine en véritable levier stratégique pour son économie touristique.
Par Abdelrhni Bensaid












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Lorsque les taxis, surtout ceux de Marrakech, arrêteront de systématiquement tenter d’arnaquer les touristes, nous parlerons de qualité de tourisme ensuite.
Il n’y a pas que les taxis. Les commerçants toutes branches confondus, les faux guides et une infinité de prestataires, tous participent d’un banditisme de haut vol dégoûtant et décourageant. Aimer le Maroc ne suffit pas…
Je n’ai aucune sympathie pour le régime des Mollahs en Iran, mais je trouve le titre de votre article totalement indécent et ignoble. Des gens meurent par centaines dans le M-O et vous en charognards vous faites vos comptes de boutiquier minable pour nous dire ce qu’on pourrait y gagner. Où est passée la décence dans ce monde ?
J’ai la nausée.