La ville d’Azilal s’est réveillée, jeudi à l’aube, sur une tragédie qui a profondément bouleversé ses habitants. Dans le quartier Tchibit, un drame familial d’une extrême gravité a coûté la vie à trois membres d’une même famille, tandis qu’un quatrième a été grièvement blessé, selon les premiers éléments relayés sur place.
D’après les informations disponibles, le principal suspect, âgé de 29 ans, aurait surpris les occupants de la maison familiale en pleine nuit, aux environs de 2h30 du matin, alors qu’ils dormaient. L’attaque a entraîné la mort de la mère, née en 1961, ainsi que de deux de ses enfants, un frère né en 1990 et une sœur née en 1992. Un autre frère a pu survivre, bien qu’il ait été sérieusement atteint et transporté d’urgence pour recevoir des soins.
Les premières données indiquent également que le mis en cause souffrait de troubles psychiques et qu’il avait déjà été orienté auparavant vers un établissement spécialisé à Béni Mellal pour une prise en charge médicale. Cet élément, s’il devra être confirmé dans le cadre de l’enquête, relance une nouvelle fois la question sensible du suivi des personnes en situation de fragilité mentale et de l’accompagnement de leurs familles.
Aussitôt alertées, les autorités locales et les services de la sûreté nationale se sont rendus sur les lieux, procédant à l’interpellation du suspect sur place. Parallèlement, le frère blessé a été évacué vers l’hôpital afin d’y recevoir les traitements nécessaires.
Ce drame, qui a plongé tout un quartier dans la stupeur, remet au premier plan la nécessité d’un encadrement plus étroit des situations familiales à haut risque, notamment lorsque des antécédents médicaux ou comportementaux sont signalés. À Azilal, l’émotion reste vive face à une tragédie qui laisse une famille brisée et toute une ville sous le choc.












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