Caracas a tremblé, et l’onde de choc s’est fait sentir bien au-delà de l’Amérique latine. Ce samedi 3 janvier 2026, Donald Trump a revendiqué une opération américaine « d’envergure » contre le Venezuela, affirmant que Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés puis exfiltrés hors du pays. Une annonce qui ouvre un précédent explosif sur le plan diplomatique et juridique, tout en relançant la question des méthodes d’une superpuissance prête à bousculer les règles.
Mais l’événement a aussi une résonance directe en Afrique du Nord : il rebat les cartes du dossier du Sahara. Sous Maduro, Caracas figurait parmi les soutiens les plus constants du Polisario en Amérique du Sud, un relais précieux pour Alger dans la bataille des reconnaissances et des alignements au sein du « Sud global ». En perdant, même temporairement, un allié aussi engagé, l’Algérie voit s’effriter une pièce maîtresse de son dispositif diplomatique extérieur.
Le timing n’a rien de fortuit. Au moment où Washington a de nouveau réaffirmé une ligne clairement favorable à Rabat — soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara et appui à l’option d’autonomie — la dynamique internationale s’est trouvée renforcée par les résolutions adoptées en octobre par le Conseil de sécurité de l’ONU, lesquelles consacrent le processus politique sous l’égide des Nations unies et qualifient le plan d’autonomie marocain de solution sérieuse, crédible et réaliste. Une orientation désormais partagée par plusieurs capitales occidentales.
Au-delà du cas vénézuélien, le message implicite est clair : l’ère des protections automatiques et des alliances “acquises” s’amenuise. Quand un partenaire disparaît du jeu en quelques heures, toute une architecture d’appuis vacille. Sans présager d’un scénario identique, Alger ne peut ignorer ce précédent : la pression peut changer d’échelle, et les répliques d’un séisme à Caracas peuvent, demain, se mesurer jusque dans les équilibres de Rabat et de Tindouf.



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